mercredi 22 avril 2015

channel zero



Channel Zero : Interview @ Alcatraz Festival

Après la disparition brutale de Phil Baheux, batteur au sein de Channel Zero, le groupe belge de renommée internationale a dû faire face à de nombreux moments de doute. Un an plus tard, malgré le triste souvenir qui y est lié, les musiciens reviennent à l’Alcatraz pour célébrer la mémoire de leur ami. L’occasion pour nous de RENCONTRER Tino De Martino, le bassiste et de revenir sur cette année difficile, mais aussi d’évoquer les nouveaux projets qui permettent aujourd’hui au groupe d’aller de l’avant.





























 
Isa : C’est un jour un peu spécial pour Channel Zero aujourd’hui, comment avez-vous décidé d’aborder le concert de ce soir ?
Tino : Oui, c’est un jour spécial, en effet. Je crois que, en tout cas personnellement et pour le groupe, que le jour le plus compliqué, ce sera demain, en fait. Demain, ça fait un an exactement. C’est vrai qu’il y a un an on devait jouer à l’Alcatraz et voilà, ça s’est passé… Je crois qu’on a essayé de… On est venu ici en se disant : « On va jouer. On joue pour Phil. On le fait pour lui. De toute façon, il est là tout le temps avec nous, donc on fera comme pour tous les autres concerts ». Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, il y a énormément de personnes qui sont venues chez nous en discuter et ça, émotionnellement, c’était assez fort aussi.
Isa : Et au niveau du show, ça s’est passé comment ? Ça a été ? Tu peux me donner tes impressions ?
Tino : Ça a été. En fait, je crois que pour nous, en tout cas, c’est quelque chose qui nous booste, qui nous donne envie de continuer, d’aller en avant et donc… Je sais que pour moi, personnellement, en tout cas ce soir, tout le temps, c’était en pensant à lui : « Putain, regarde ce que je fais ! On y va, on le fait pour toi ! »
Isa : Justement, le fait de continuer la formation, ça rend votre hommage encore plus fort, mais ça n’a pas dû être un choix facile à prendre, de se dire de continuer ?
Tino : Non, bien sûr que non, ça a été extrêmement difficile, en fait. Et pendant un petit temps, en fait on n’y pensait pas du tout au début, pour nous c’était terminé. Et puis bon, c’est vrai qu’à un moment on s’est dit : « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On est là tous les trois, qu’est-ce qu’on fait ? » Et c’est vrai que ça peut sonner comme déjà entendu, mais vraiment, je crois qu’il nous aurait botté le cul si on avait dit : « On ne le fait pas, on arrête ».
Eric : Je crois aussi, le connaissant, un homme de coeur comme ça, il aurait dit : « Les gars, vous devez continuer et basta ! »
Tino : Oui et puis de toute façon, ce qu’il y avait c’est que l’album, on avait déjà commencé à le composer avec lui, la pré-production était faite avec lui et on devait, je crois que c’était le 12 août, on devait rentrer en studio avec Phil. Et donc, c’était là. Et ne pas enregistrer cet album, ça ne l’aurait pas fait, en fait, ce n’était pas possible : il fallait qu’on le fasse.
Isa : Mais venons-en, justement, à « Kill All Kings », dans quelles conditions cela s’est passé ? Là, tu viens de le dire, mais concrètement entre vous…
Tino : En fait, ce qu’il y a, c’est qu’on a pris un petit temps avant de recommencer l’enregistrement. On a tout annulé et finalement l’enregistrement s’est fait en novembre, donc quelques mois après. C’était quand même relativement difficile, moi je n’ai pas participé à l’enregistrement des batteries qui se passait à Los Angeles, en fait, moi je l’ai fait en Belgique. Mais je sais, en en discutant et en voyant Francky et Mikey tous les jours via Skype, c’était difficile pour eux. Parce qu’évidemment c’était un autre batteur, donc avec une autre frappe, une autre façon de jouer, aussi et même s’il a respecté un maximum ce que Phil avait composé.
Isa : D’accord. Est-ce que tu sais si l’album est un concept album, ou vous abordez des thèmes différents ? En d’autres mots : est-ce qu’il y a un thème principal à l’album ?
Tino : Non, je pense que… Oui, on pourrait trouver un thème principal qui est le mal-être et les problèmes de société, comme peut-être, je pense, énormément de groupes ont envie d’aborder. De là à l’appeler un concept album, non.
Isa : Ok et est-ce que par exemple, tu pourrais nous expliquer un titre qui te tient plus particulièrement à coeur ?
Tino : Oui, mais tous les titres me tiennent à coeur, donc… Je ne sais pas…
Isa : Alors on peut peut-être parler de « Duisternis », qui est chanté en trois langues, pourquoi ce choix ?
Tino : Pourquoi ce choix ? Eh bien, en fait, on était occupé à enregistrer et Francky avait mis ses voix dessus et… C’est vraiment très con, en fait, on se regardait et on se disait : « Oui, non, peut-être… » et à un moment donné il a dit : « Attendez, j’ai une idée ! Je vais essayer autre chose, je vais essayer de le faire dans ma langue ». Et ça donnait, en fait, ça donnait vraiment super bien et puis là il s’est dit : « Ben alors, je vais le faire en français aussi ». Et voilà, c’était juste ça, le fait de se rendre compte que ça donnait vraiment bien, alors voilà, on s’est dit « On y va ! »
Isa : Et l’accueil est bon, en plus !
Tino : Mais oui, l’accueil est bon, donc… En Belgique, oui, mais je ne sais pas ce que ça donnera aux États-Unis, on verra !
Eric : Vous allez retourner aux États-Unis ?
Tino : Non, il n’y a rien de prévu pour l’instant, rien de concret.
Isa : Je pense que ça va le faire, ça sonne un peu exotique, comme ça…
Tino : Oui, on espère, mais bon…
Isa : Sinon, à propos de l’artwork, tu sais qui l’a réalisé ?

 

Tino : Oui, c’est un mec de Bruges qui fait des sculptures en métal. Et Francky était passé un jour là, parce qu’il habite à Bruges, et il a vu ça, il s’est dit : « Wow, c’est quoi ça ? » et puis il est venu avec quelques photos… On avait pas mal d’idées, en fait, pour l’artwork en général, mais ça c’est resté, parce que ses sculptures sont incroyables !
Eric : Et le pied de micro, alors, c’est lui qui l’a sculpté ?


 
 
Tino : Oui, c’est le même mec. Oui, il a fait pas mal de choses aussi, en septembre on a une vidéo qui sort et il y a d’autres éléments qui vont apparaître du même sculpteur. Et entre parenthèses, la tête qu’on voit sur la pochette, c’est un tigre qui fait 150 kilos, ou même plus je pense, parce qu’il a un moteur diesel et tu le branches et c’est parti, il part tout seul.
Isa : Vous ne l’avez pas avec vous ?
Tino : Non, on ne l’a pas ici, malheureusement, je ne pense pas que les scènes l’acceptent.
Eric : 150 kilos ça fait short !
Tino : Non mais je pense que c’est même plus, tu sais, parce qu’il a un moteur et tout et si tu te mets dessus, tu pars.
Isa : Excellent ! Sinon, vous avez fait appel à Seven Antononopoulos pour tourner avec vous, est-ce qu’on peut considérer qu’il intègre le groupe de façon définitive ?
Tino : Je pense qu’il est encore trop tôt pour décider de ça. Il fait super bien son boulot, même plus que super bien, c’est un mec qui est super chouette. Non seulement c’est un musicien incroyable, mais qui est super humble aussi et on s’entend super bien avec lui et d’un autre côté, c’est bien qu’il ait compris qu’on a besoin de temps. Donc, petit à petit… Il reste avec nous de toute façon et on verra ce qui va se passer dans le futur. On a le temps.
Isa : Maintenant, on va faire un flashback : en 1990 Channel Zero a sorti une démo 4 titres en auto production, ce qui fait déjà pratiquement 25 ans de carrière…
Tino : Oh mais ça c’est chouette ! Moi je n’y étais pas, moi je suis rentré il y a cinq ans, j’ai 30 ans ! (rires) Non, mais bon…
Isa : Allez, si tu considérais ces 25 ans de carrière…
Eric : Sans compter les années d’interruption.
Tino : Ah mais ça fait plein de super souvenirs et de choses que… Je ne dis pas que je referai tout, mais… Finalement, si j’avais le même âge, je referai exactement la même chose.
Eric : S’il y a une chose que tu devais refaire, vraiment, ce serait quoi ?
Tino : Mais finalement, c’est ça que j’allais dire, je pense que je referai pratiquement tout avec Channel Zero, parce que ces premiers dix ans étaient vraiment fabuleux, en fait. On a fait plein de choses, on a tourné énormément, on a vécu plein de choses super intéressantes.
Isa : Tu as un souvenir préféré qui te revient, comme ça, là ?
Tino : Mais je crois que, justement, c’était l’Australie.
Eric : Pour moi, c’était… On en parlait en tant que jeunes qui écoutaient Channel, à l’époque, pour nous c’était LE groupe phare de la Belgique, qui était représenté aux quatre coins du monde, c’était extra.
Tino : Mais c’était aussi notre première tournée en tête d’affiche et donc voilà, tu pars en tête d’affiche et tu fais une tournée en Australie… On avait 25 ans, je pense, un truc comme ça, t’as des avions entre les concerts… Ah c’était bien, oui, c’était vraiment bien ! On a eu deux semaines de stars, voilà ! Après on est revenu en Belgique, c’était terminé ! (rires)
Isa : Justement, dans ta position, si tu devais donner un conseil aux jeunes musiciens qui veulent vivre le même genre d’aventure, qu’est-ce que tu leur dirais ?
Tino : Je vais le dire en anglais, c’est : « Never give up » ! C’est vrai, ça sonne con, mais voilà, il ne faut jamais jamais laisser tomber, toujours continuer et s’il y a une porte qui ne s’ouvre pas, essaye l’autre, continue et si tu es sûr de ce que tu fais, si tu es sûr de ce que tu as envie, eh bien vas-y, quoi !
Isa : Et en relation avec ça, qu’est-ce que tu penses, toi, aujourd’hui de la nouvelle génération Metal, de ce qu’on entend actuellement ?
Tino : Eh bien figure-toi que j’ai été pendant longtemps accroché à ma vieille génération Metal et puis ma fille, en fait, me fait découvrir la nouvelle génération et je me rends compte que, putain, il y a plein de bonnes choses ! Bon, je ne vais pas le dire, mais il y a des choses que j’aime un peu moins, mais il y a vraiment de bonnes choses aussi.
Isa : Tu as un exemple de groupe ?
Tino : Oui, je passerais peut-être pour un naze, en fait, parce que j’ai l’impression que tout le monde connaît, mais moi je ne connaissais pas, c’est Suicide Silence. Mais voilà, elle m’a fait écouter ça et j’étais vraiment sur le cul ! Et il y a Of Mice And Men, aussi…
Isa : Donc plutôt Metalcore ?
Tino : Oui, c’est ça.
Isa, à la fille de Tino : Quel est ton groupe préféré ?
Fille : Black Veil Brides, je pense.
Isa : Sinon, Tino, quel est le dernier CD que tu as écouté ?
Tino : Je n’écoute plus de CD, j’écoute tout en mp3 et qu’est-ce que j’ai écouté dernièrement ? Allez, disons la dernière vidéo que j’ai regardée sur Youtube, c’était Janis Joplin.
Eric : Mais c’est excellent !
Tino : Ouais, c’était « Move Over ». C’est un morceau incroyable, en fait. Et avec Francky, hier, on s’écoutait Deep Purple.
Eric : Ça n’a pas vieilli, moi je les ai vu au Hellfest, la patate !
Isa : Justement, puisqu’on parle de musique, si tu devais prendre cinq albums avec toi sur une île déserte…
Tino : Cinq albums… Je prendrai le « Rock For Light » de Bad Brains. Je prendrai le « Raining Blood » de Slayer. Je prendrai, franchement, je crois que je prendrai le dernier de Channel. Encore deux ? Ah c’est vraiment trop ! Je prendrai le « Vulgar Display Of Power » de Pantera. Et puis j’en prendrai un comme ça, je ne sais pas, je verrai bien ce qui sort !
Isa : Au hasard, donc ?
Tino : Oui, au hasard et voilà, je tombe sur « Thriller » de Michael Jackson !
Eric : Excellent choix ! Ça me fait plaisir, en plus, parce que je suis fan aussi !
Tino : Ou Bruno Mars !
Isa : Sérieux ? C’est excellent…
Tino : Ah non, mais il tue ! Je trouve qu’artistiquement, il est terrible !
Isa : Peut-être un nouveau Michael ?!
Tino : C’est ce qu’on dit !
Isa : Sinon, tu peux nous parler des futurs projets de Channel Zero ?
Tino : Ecoute, maintenant c’est la fin des festivals d’été, il y a pas mal de petites choses qui sont en train de bouger, un peu partout dans le monde et donc maintenant on est un peu en attente, en fait, de voir qu’est-ce qui va se faire, qu’est-ce qui est possible ? Et maintenant c’est le boulot des managers…
Isa : L’impression que j’ai, c’est que vous prenez à chaque fois le temps de poser les choses, de prendre votre temps, non ?
Tino : En fait ce qu’il y a, c’est qu’on a appris maintenant avec les années que ça ne sert à rien non plus de courir dans tous les sens et de, justement… La vie d’un groupe… Enfin, tu peux bousiller ton groupe en une semaine avec une connerie que tu fais, tu décides de partir dans cette direction-là et c’est pas la bonne, c’est foutu, quoi. Et ça, on l’a appris avec les années, on est parfois parti dans de mauvaises directions. Et donc maintenant on prend le temps, on a le temps de toute façon et on verra ce qui se passe !
Isa : D’accord, ce n’est pas plus mal comme fonctionnement.
Tino : Et puis bon, voilà, je crois qu’il y a l’âge, le fait qu’on ait tous une famille aussi, donc… Et on pense à se dire que si c’est bon on y va. Mais partir comme ça, se dire on prend un van et on va sur les routes d’Europe comme des fous pendant trois mois, non, c’est un peu plus cool quand même.
Isa : D’accord. Eh bien ici, j’arrive déjà au mot de la fin, je ne sais pas si Eric…
Eric : Oui, justement, j’ai encore une question, est-ce que vous envisagez déjà de postuler pour les fests de 2015 ?
Tino : C’est déjà en pour-parlers, oui.
Eric : Pour le Hellfest ?
Tino : Ca, je ne sais pas, mais je sais que les festivals 2015 sont déjà ”occupés” et l’Europe, en général. Et d’autres choses !
Isa : Surprise, donc !
Eric : Et comme justement Isabelle le disait, on te laisse le mot de la fin, on le laisse à Channel Zero…
Tino : Ah ça, c’est toujours fabuleux le mot de la fin ! (rires)
Isa : Et là, il nous dit : « Le-mot-de-la-fin » !
Tino : Non, je dirais simplement que, je crois que tous les quatre dans Channel Zero on espère vraiment que cet album… Je ne dirais pas que cet album marche, en fait, mais que cet album plaise aux gens et que quand les gens l’écoutent, qu’ils se disent que c’est un bon album, parce que pour nous c’est un album super important, avec tout ce qui s’est passé et c’est vraiment quelque chose qui nous tient profondément à coeur. Voilà, merci.
Isa & Eric : MerciHaut du formulaire
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lundi 20 avril 2015

Interview de KILLER KOMANSKI


Interview de KILLER KOMANSKI réalisée à La Boite à Musique (Wattrelos) le 03 Avril 2015

En ce vendredi 3 Avril 2015, le Slasher et moi-même avons rendez vous avec KILLER KOMANSKI pour une interview décalée avec un mec aussi décalé mais super sympa et aussi quelqu'un qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'est juste après son soundcheck que nous lui avons posé nos questions...

Bonsoir KILLER KOMANSKI, tu es venu dans notre contrée nordiste pour nous présenter ton dernier EP Chocolat et 3 autres gâteries ?
Bonsoir, c'est mon manager qui m'a conseillé de venir dans le nord... mes vaccins sont à jour ! Il m'a dit qu'il fallait que je cartonne à Wattrelos, et si vraiment le concert est énorme alors un jour je pourrais jouer à Roubaix !
Parles nous un peu du titre « Chocolat », as-tu une addiction au chocolat ?
Entre-autre ! C'est justement une chanson sur les addictions, le chocolat est un psychotrope, il faut savoir être prudent avec ça et être accro à quelque chose est négatif, je pense.
Comment t'est venue cette idée de parler d'addiction au chocolat ?
Parce que le chocolat c'est violent et on est tout le temps sollicité, il n'y a pas une journée sans que l'on vous propose du chocolat... même quand on va prendre un café, il y a une petite mignardise en chocolat à coté... Chocolat en poudre, chocolat noisettes, gourde au chocolat, chocolat froid ou chaud etc... les dealers de chocolat utilisent tous les stratagèmes pour nous faire grossir !
Parmi les trois autres gâteries qui se trouvent sur cet EP, il y a notamment le titre « Non mais dit oh », j'aime bien ce texte, peux-tu nous en parler ?
« Non mais dit oh » traite du phénomène métaphysique qui se produit lorsque un homo sapiens monte dans sa voiture et met la clef dans le démarreur, et bien souvent les plus érudits, les plus évolués, les plus calmes se métamorphosent en espèce d'ectoplasme, voilà, ça traite de ça, et il y a un clip qui va être réalisé au mois de mai, alors suivez ça sur Youtube d ici l'été.
J'aimerais revenir sur le chocolat, j'anime une émission sur R.Q.C., une radio Belge, tu sais qu'en Belgique nous avons de très bons chocolats, t'as-t-on déjà proposé de venir en Belgique pour jouer et goûter notre chocolat ?
J'aimerais bien, maintenant les personnes qui s'occupent de moi n'ont pas encore trouvé l'occasion, par contre j ai eu quelques passages radio très sympa, avec des commentaires vraiment cools de radios belges, moi je n'attend que ça de venir en Belgique, c'est vrai qu'il y a du bon chocolat chez vous.

Sur ton EP, chaque titre est différent musicalement, nous sommes plongés dans des univers totalement différents, et en plus tu t'entoures de personnes issus de différents univers, c'est notamment le cas avec Andy Powell de WHISBONE ASH, comment cette collaboration a-t-elle vu le jour ?
Sur la démo de « Mon heure a sonnée » où il y a ce solo d'Andy POWELL de WISHBONE ASH, j'avais d'abord réalisé un solo enregistré en une prise d'environ une minute et demi et je me suis dit que ce serait vraiment bien avec un truc « psychédélique » et comme je suis fan de WISHBONE ASH depuis une bonne quinzaine d'années, j'ai envoyé la démo à Andy POWELL que je suis depuis pas mal de temps et que j'ai eu l'occasion de voir plein de concerts du groupe, il a accepté, je lui ai envoyé les bandes son et il rajouté un solo d'une minutes trente dessus me disant d'en faire ce que j'en voulais, j'ai donc tout gardé, moi, couper un son d'Andy POWELL, jamais ! (rire) Il y a même un passage de son solo qui est un clin d'œil au mien et il développe une idée nouvelle sur une musique de KILLER KOMANSKI mais on sait que c'est du WISHBONE ASH... c'est vraiment une réussite, et en plus j'ai eu de très bons retours de leurs fans.
Parles nous du retour du EP car nous on s'était vu en décembre dernier à la soirée du Rock fort Show, on en profite d'ailleurs pour faire un coucou à Soniata, Ema et à Aligre FM...
Une soirée énorme, j ai eu des super chroniques qui font plaisir qui vont au-delà de mes espérances, après, c'est un EP auto-produit de A à Z mais j'aimerais que cela me permette de jouer un peu plus mais ça m'a déjà ouvert quelques portes, j ai notamment pu jouer avec OLDELAF, LES FATALS PICARDS, des dates sympa avec LISA LEBLANC aussi, mais j espère pouvoir jouer encore plus...
La musique et les paroles de KILLER KOMANSKI, tu classes ça dans le Rock décalé dépressif, j'aime bien cette définition décalée, il y a un humour qui est extraordinaire mais dépressif, moi, cela me donne plutôt envie de rire ?
Oui oui, tu as raison j ai mis le terme dépressif car le premier single portait le titre « Prozac » et j'avais appelé ça la chanson « depresivo-festive » parce qu'à l'époque il y avait tous les groupes de Rock festif français, c'était donc une sorte de pied de nez, maintenant effectivement les paroles sont drôles comme le sont aussi, dans leur registre, les paroles des FATALS PICARDS ou OLDELAF, mais en même temps si on s'intéresse au fond ça parle de sujets graves et c'était ça le côté dépressif mais je pense que ce n'est pas intéressent de traiter de façon triste un sujet triste, il y en a plein qui le font et je trouve ça d une platitude... c'est morne, c'est sans aucun intérêt, donc le second degré, prendre des angles un petit peu décalé, pour prendre du recul sur les sujet plus difficiles comme les accidents de la route, les problèmes de drogue, donc je ne vais pas dire « c'est mal de se droguer, je vais mourir » donc parler de chocolat c'est plus marrant, ou parler d'un mec qui se prend pour un super héros quand il monte dans sa voiture c'est plus marrant que de dire : on est fragile quand on monte dans une voiture, on va se taper une moto et le type va mourir...

Ce EP n'est pas ton premier coup d'essai il me semble ?
Euh, non il y a un album qui s appelle Le Dogme que j'ai réalisé avec Fred PARCADE. Le concept était qu'il fallait que j'écrive les paroles et la musique en 30 minutes par compo car à l'époque je n'arrivais jamais à m'arrêter, donc du coup toutes les chansons m'ont pris 30 minutes et tous ne figurent pas sur l'album Le Dogme, comme par exemple « Chocolat » qui figure sur le EP et qui figurera sur l'album. Tu vois, j aime bien me donner des petits challenges, mais en fait c'est en même temps une aide car si on me dit ton texte est pourri, eh bien je répond oui mais je l'ai composé en 5 minutes (éclat de rire).

Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire de la musique, et pourquoi ce style plutôt que de la variété par exemple ?
Que je veuille écrire de la musique, c'est venu du fait que ma mère m'a dit dès mon plus jeune âge que je ne savais pas chanter et que je chantais faux. Je me suis dit : « ah ok je chante faux et bien je vais y arriver quand même ». Ensuite j ai eu de très mauvaises notes pendant toute ma scolarité notamment en français, j ai du passer 3 ou 4 fois le bac français, après je suis allez à la fac, il était inscrit « élève nul retournez au collège », ça m'a bien énervé... Pourquoi pas de la variété ? il est vrai que je n'ai pas une grande voix et que je ne peux clairement pas chanter du OBISPO, et je préfère chanter mes textes comme je les chante que d'avoir une belle voix et chanter du OBISPO, cela me fait déprimer en plus, il y a plein de gens super comme les RITA MITSOUKO, OLDELAF... et essayer de faire quelque chose qui n'a pas forcément été déjà fait, je sais que ça peut paraître prétentieux... tu parlais tout à l'heure que j'aborde plein de styles musicaux différents, c'est un peu ça car je peux écouter aussi bien de la House Music, du Ska, du Death Metal, de la Funk, ou de la Soul, tout m'intéresse...

Est-ce que l'on peut s'attendre à la sortie d'un nouvel album prochainement ?
En effet, l'album est prêt depuis un an, tout est masterisé... etc... On attendait avec ce EP que des personnes nous présentent à d'autres personnes, j'ai laissé faire, je me suis peut-être mal débrouillé, je ne sais pas et je ne m'occupe pas du côté business de KILLER KOMANSKI, moi je m'occupe de trouver de très bons musiciens pour m'accompagner. J'ai des musiciens super, des techniciens super, des chansons que j aime... pour le reste je ne suis pas bon et cela ne m'intéresse pas en plus, donc l'album est là et plutôt que de le sortir, on va d'abord sortir le EP et maintenant que c'est fait, le deuxième clip va sortir pour le titre « Non mais dit oh » et si cela intéresse des gens c'est cool, plutôt que de griller toutes nos cartouches d'avance... si on intéresse une maison de disques, tant mieux, mais quoi qu'il arrive le nouvel album sortira pour 2016,
La formule KILLER KOMANSKI pour ce soir, c'est deux personnes comme on a pu le voir durant les balances ?
On a un groupe, avec Scott F à la basse, Olivier DUCHEMIN à la batterie, David POTORAZEL à la guitare, Damien BADEY au clavier, qui est là avec moi ce soir, mais tu vois les premières parties qu'on nous propose, par exemple jouer à Marseille pour 200 euros, c'est pas que l'on soit contre mais si tout le groupe se déplace, cela ne correspond pas aux frais de déplacement, donc tu vois que si nous ne sommes que deux cela peut aller, ou il y a aussi certains groupes tête d'affiche qui ne veulent pas voir le groupe de première partie à 5, version électrique, pour des contraintes techniques, ce que je peux comprendre. Le fait de pouvoir jouer à deux est pas mal non plus, ce soir on va jouer en première partie de CORBIER, ce qui me fait super plaisir ! CORBIER que je ne connaissais que par le biais du Club Dorothée que je trouvais nullissime et révoltant à l'époque, par contre j écoutais ses chansons. On s'est croisé dans les loges et c'est un grand monsieur CORBIER,
J'ai entendu dire que tu as donné un concert à la Boule Noire à Paris devant une salle comble et un public déchaîné ?
Oui c'est exact, c'était génial et contre tout attente !

Pourquoi contre toute attente, tu n'y croyais pas ?
J'y croyais et j'ai atteins l'objectif que je m étais fixé côté remplissage, c'est tellement dur à Paris, il y a des choses tout le temps, je ne suis pas médiatisé et si tu es plus underground que moi, tu passes sous la terre, mais les gens sont venus, j'ai pu jouer durant 1h 25 mes chansons, c'était la première fois que ça m'arrivait de jouer en tête d'affiche à Paris, De plus les réactions ont été super bonnes, il y avait même des gens que je ne connaissais pas et qui sont restés jusqu'à la fin sans que je ne les ai payé moi-même (éclat de rire). Des gens ont même acheté des t-shirt, c'était vraiment super mais hélas, il n'y a même pas eu flash à la Boule Noire. Les gens, c'est vrai en ont parlé sur Facebook et ça m'a fait énormément plaisir mais j aurais aimé pour l'aspect business qu'il y ait quelques pros qui puissent en parler, mais bon c'est pas grave, j'ai pu tenir le pavé pendant 1h25, et que les gens repartent content et sans être saouler, même le chargé de prod qui était là était très content, et moi je me suis régalé !!!
Quel regard portes tu sur les médias qui ne veulent pas parler des jeunes formations, on peut dire que tu est jeunot dans le milieu ?
T'es gentil !!! (rire) On voit bien que c'est pour la radio et que les gens ne voient pas que je suis vieux (rire de nouveau)
Ils font ça pour avoir de l'audience et moi j'en fais pas beaucoup, ça me dérange pas du tout, par contre ce qui me dérange le plus, c'est de voir des gens qui sortent de The Voice et qu'après ils vont dans des salles subventionnées, ça, ça m'embête et après, on refuse à des indépendants d'ouvrir pour ces gens là parce qu'ils ont déjà leur première partie ou parce que nous sommes trop sur scène alors que nous ne sommes que deux mais bon après peut m'importe, je m'en fiche, les chroniques que j'ai reçu dans les petits journaux, fanzines et même à la radio sont à 95% positives et hyper justes et c'est cela qui fait super plaisir et si en plus les textes touchent... Certes les fanzines sont moins lu que ROCK&FOLK mais Philippe MANOEUVRE est quand même quelqu'un qui a dit que QUEEN était un groupe de tarlouzes et que AC/DC c'était de la merde et maintenant c est lui qui est number one des journalistes « Rock » en France... Je passe pas dans ce magazine, c'est pas grave ! Je suis passé sur Aligre FM à La nuit du Rock Fort Show où Ema m'a téléphoné pour me demander si cela me branchait de passer, je lui ai répondu que je ne faisais pas de Metal et elle m'a dit : « pas grave, j'adore tes textes » donc je suis passé là-bas avec que des groupes de Hard et Metal et ça s'est super bien passé ! On s'est bien marré ! J'espère d'ailleurs qu'un jour un podcast sera diffusé... c'est super, peut-être que l'on était deux à l'avoir écouter, peut-être même zéro personnes car c'était tout de même à 3h du matin mais on s'est marré, et c'est l'important !

Ton rêve en tant qu'artiste ce serait de partager la scène avec qui ?
J'ai eu la chance de faire un bœuf avec Albert BOUCHARD de BLUE ÖYSTER CULT, ça s'est passé pendant les balances, j'ai pris une de ses guitares et on a joué un morceau de B.Ö.C, ça s'est fait, et en plus il a posé sa voix sur un titre de mon album Le Dogme après. Sinon j'ai joué avec OLDELAF et on s'est bien marrés. Franchement, moi si je peux faire 4 à 5 concerts par mois avec les potos dont version groupe je suis le plus heureux des hommes.
Comme tout bon musicien, penses-tu à exporter ta musique du côté du Québec  avec tes paroles en français ?
Ce serait génial ! J'ai un tourneur maintenant depuis quelques mois et pour l'instant il n'y a pas de résultat, peut être qui tâtonne ou peut être qu'il n'a pas encore eu le temps mais c'est sûr il aime ce que je fais. J'ai eu la chance d'être diffuser pour le premier album sur la playlist d'une radio belge, Equinoxe pour ne pas la citer, quand j'ai reçu le papier me le disant, ça m'a fait super plaisir. J'ai également eu la chance d'être programmé sur un grand festival en Suisse, une super scène avec des super conditions et un vrai cachet. Jouer hors de France c'est génial même si ça me plaît énormément de jouer en France. J'ai également jouer en Corse mais j'aimerais pouvoir jouer partout en France, le fait de chanter en français et d'avoir des retour sur les paroles qui sont pour moi très importantes et de pouvoir discuter avec des gens lors d'interviews et qui comprennent les choses... j ai eu la chance de faire IDF1 avec Jacky qui a capté mon truc de « Chocolat » alors que d'autres TV me disaient qu'il fallait flouter telle ou telle chose parce que je me fais un rail de Nesquick alors que l'on voit des nanas en string qui lavent des voitures à longueur de journée, je trouve ça dix fois plus vulgaire et dix fois plus dangereux qu'un rail de Nesquick dans la dérision, et en plus le message de « Chocolat » c'est pas droguez-vous ! Jacky de IDF1 a compris et l'a passée à l'antenne. J'aime bien que mes paroles soit comprises par des gens intelligents.

Parlons un peu de l'artwork, serais-tu plutôt ange ou démon, ou peut être les deux ?
Oui, je suis les deux, c'est comme le Ying et le Yang, rien n'est simple, les choses basiques ne sont pas humaines, le zéro et le un c'est binaire, c'est les ordinateurs, nous, on est un peu plus compliqués que ça, l'accepter c'est déjà un pas vers le calme intérieur. Parfois les émotions négatives, parce qu'on est fatigué ou énervé, nous font dire des choses que l'on regrette... et puis KILLER KOMANSKI eh bien je ne suis pas du tout du tout un killer, je ne tue personne !
Justement pourquoi ce nom de KILLER KOMANSKI ?
Bon alors, c'est dans une chanson de STALK FORREST GROUP, un groupe psychédélique de la fin des années 60 originaire de la côte Est des Etats-Unis qui a été créé en réponse à LOVE et à THE DOORS. C'est le groupe STALK FOREST GROUP, qui est devenu BLUE ÖYSTER CULT, qui m'a le plus marqué musicalement, et dans une chanson ils criaient Killer Kowalski, Killer Kowalski, donc j'ai fais quelques recherches et ai découvert que c'était un catcheur polonais. Je l'ai contacté pour savoir si je pouvais utiliser son nom, il m'a répondu non, maintenant il est décédé de vieillesse, c'était un catcheur connu et je voulais un nom polonais car je suis à moitié hongrois, je sais que ça n'a rien à voir mais cela me plaisait et pour avoir un nom qui va bien avec Killer donc Komanski pour avoir des initiales qui fassent rire et un nom étranger pour ne pas m'appeler Raphael ou Julien Doré, et là c'est précis, voila l'origine du nom.
Question du Slasher : Si tu devais partir sur une île déserte et que tu ne pouvais emporter que 5 albums lesquels seraient-ils ?
- BLUE ÖYSTER CULT - « Secret Treaties » (1974) - un album parfait,
- BIG COUNTRY - « The Crossing » (1983) - un album magique pour ceux qui aiment la guitare.
- KATE BUSH - « Best of » - c'est la plus belle de toutes, elle est juste incroyable ! Si vous aimez Mylène Farmer, eh bien écoutez Kate Bush.
- STELLY DAN - “The Royal Scan” (1975)
- MIKE OLDFIELD - « Ommadown » (1975) - une très bonne référence,

Que penses-tu des plateformes de téléchargement musical ?
Euh, Qu'est-ce-que j'en pense, eh bien rien... Quand tu vois que quand tu vends ton CD 10 euros à la sortie d'un concert les gens râlent alors qu'un paquet de clopes tu le payes presque le même prix alors que t'auras fini ton paquet de clopes tu auras mal a la gorge, alors que le CD tu l'auras tout le temps, à moins que tu le fumes aussi, la gratuité intéressera toujours plus de monde...
Le mot de la fin est pour KILLER KOMANSKI...
Chers ami(e)s n ayez pas peur KILLER KOMANSKI vous protège !

Un grand merci à KILLER KOMANSKI, à La Boite à Musique de Wattrelos, à Nono pour la correction et au Slasher pour les photos

Propos recueillis par The Scream












mardi 14 avril 2015

STEEL PANTHER + LOUNGE KITTEN


Bruxelles (Ancienne Belgique) – 02 Avril 2015

Après avoir assisté au concert d'U.D.O à Courtrai hier, nous nous rendons ce soir à Bruxelles pour aller voir non pas le Manneken-Pis, quoique après réflexion ça va tout de même parler de sexe ce soir, mais STEEL PANTHER qui nous donne aujourd'hui rendez-vous à l'Ancienne Belgique.

Le temps de récupérer mon pass photo et de se désaltérer, lorsque nous rentrons dans la salle le groupe de première partie commence à jouer, Composé de Jenny Deacon, Timia Gwendoline et Zan Lawther, trois ravissantes demoiselles, LOUNGE KITTEN est un trio originaire de Southampton qui reprend en version A Cappela des classiques de la Pop et du Metal juste accompagné d'un clavier. On retrouvera notamment ce soir des covers de Michael JACKSON, IRON MAIDEN, RAMMSTEIN, MARILYN MANSON, METALLICA ou MADONNA... Tenir la scène pour chauffer le public n'est pas chose facile, mais en plus juste avec des voix... Le public semble toutefois apprécier l'exercice, ce qui n'était pas gagné d'avance, alors félicitations les filles ! Mission accomplie !











Après une demi heure d'attente, les lumières s'éteignent enfin et une sorte de klaxon résonne balançant dans la sono le « Runnin With The Devil » de VAN HALEN en guise d'intro puis les premières notes de « Pussywhipped » se font entendre, le public crie et hurle jusqu'au passage en acoustique qui voit l'arrivée de STEEL PANTHER sur scène, Michael STARR, SATCHEL, Lexxi FOXXX et Stix ZADINIA sont accueillis par une foule en délire, dont pas mal de nanas aux premiers rangs. Le groupe enchaine ensuite avec « Party Like Tomorrow Is The End Of The World » juste avant un petit show d'improvisation où nos quatre zicos font preuve d'un certain humour en s'adressant au public, lui disant qu'ils vont devoir faire attention à leurs propos car il y a aussi des jeunes dans le public. Satchel montre même du doigt notre Slasher tout juste âgé de 11 ans, c'est vrai que ça fait un peu jeune mais qu'à cela ne tienne, nous aurons droit à tout ce que STEEL PANTHER nous a habitué, et c'est tant mieux !!! (simulations dont je vous laisse imaginer la teneur, interludes avec des dialogues explicites...), STEEL PANTHER ne déroge pas à la règle en demandant aux demoiselles de l'assistance si elles veulent bien montrer leurs « Boobs », beaucoup d'entre-elles joueront le jeu et seront même invitées à monter sur scène... Le show est superbe, les lights et le son également, STEEL PANTHER déroule la grosse production ! Le groupe invitera également les filles de LOUNGE KITTEN à venir les rejoindre sur le titre « Girl From Oklahoma ». Que dire de plus de ce big Show si ce n'est que comme à son habitude STEEL PANTHER a envoyer du lourd, ces gars-là sont de véritables showmen, très communicatifs avec leur public. S'ils passent près de chez vous ne les ratés surtout pas !!!


Setlist : Runnin With The Devil (Van Halen – Intro) / Pussywhipped / Party Like Tomorrow Is The End Of The World / Fat Girl (Thar She Blows) / Tomorrow Night / The Shocker / Hair solo / 17 Girls In A Row / Gloryhole / If I Was The King / Guitar Solo / Ten Strikes You're Out / Kanye / Weenie Ride / Stripper Girl / Why Can't You Trust Me / Girl From Oklahoma (with The Lounge Kitten) / Ain't Talkin' Bout Love (Van Halen Cover) / Asian Hooker / Eyes Of A Panther / Death To All But Metal / Encore : Community Property / Party All Day (Fuck All Night)

Un grand merci à Kevin (Ancienne Belgique), Minnie (V2 Records – Belgium), Nono, et l'équipe de Riff d'Enfer.

Report & Photos : The Scream


U.D.O + SISTER SIN + GARAGEDAYS


De Kreun – Courtrai (Be)
01 Avril 2015

Hé non, ce n'est pas un poisson d'avril, U.D.O est bien en Belgique en ce soir du 1er avril, une partie de l'équipe de Riff d'Enfer (Sylval, le Slasher et moi-même) décidons donc de faire le déplacement jusqu'à Courtrai pour vous conter ce live report. Après quelques galères pour trouver une place de stationnement, la grande ducasse ayant pris ces quartiers au sein de la ville, nous pouvons enfin récupérer nos accréditations alors que le groupe GARAGEDAYS est déjà sur scène, fort heureusement les Autrichiens viennent tout juste d'entamer leur set. Avec un EP, trois démos et deux albums au compteur dont le petit dernier Passion Of Dirt sorti en 2014, ils ont de quoi chauffer la salle qui est déjà bien remplie, Durant une trentaine de minutes, GARAGEDAYS va délivrer une bonne prestation soutenue par un bon son et un light show tout à fait correct pour une première partie.

Setlist GARAGEDAYS : Streets ( intro) / Bleeding days / Never give up / Lord of darkness / Scars of live / Paradises lost / It rules / Piece of shit




Les Suédois de SISTER SIN prennent ensuite le relais et comptent bien défendre leur dernier opus, Black Lotus, Ils n'auront aucun mal à conquérir un public de plus en plus dense. Avec un timbre de voix souvent proche de la belle Doro, Liv met le feu à la scène et se met d'emblée l'auditoire dans la poche, la foule reprend les refrains du combo en chœur, et l'on sent que nos suédois ont une grande maîtrise de la scène et qu'ils s'y sentent terriblement bien. C'est après environ 40 minutes que SISTER SIN quitte la scène, non sans oublier de remercier le public Belge, désormais chaud comme la braise pour accueillir U.D.O.

Setlist SISTER SIN : Food For Worms / Outrage / Chaos Royale / Heading For Hell / 24/7 / Desert Queen / Fight Song / Sail North / Hearts Of Cold






Après une bonne demi-heure d'attente consacrée à la mise en place de la scène pour U.D.O et chose rare au De Kreun, le rajout de barrières devant la scène, la régie plonge la salle dans le noir et les lights commencent à tournoyer, passant du bleu au rouge, vert, blanc... et avec une intro très bien calibrée et un décor façon camouflage de guerre que le groupe arrive sur scène avec pour commencer un « Speeder » accueilli avec des cris et des applaudissements de la part du public, et visiblement U.D.O plait toujours autant, les titres s'enchaînent avec efficacité, passant des grands classiques d'U.D.O au nouvel opus, Decadent, qui, pour ma part, est un excellent album et apparemment je ne suis pas le seul à le penser car dès les premières notes du titre éponyme le public est conquis. Avec des musiciens très pro et vraiment sympa, se prêtant même au jeu des photographes (surtout le guitariste finlandais Kasperi Heikkinen). Comme à son habitude Udo est toujours un peu en retrait pour nous interpréter ses titres, un Udo qui se sert d'un prompteur (aurais-tu oublier tes paroles Mr Udo ???). Sven, le fils de Dirkschneider, désormais batteur du groupe, nous prouve qu'il a toute sa place derrière les futs car même s'il n'est âgé que de 22 ans assure très bien. On constatera également que l'alchimie entre les deux guitaristes, Andrey Smirnov et Kasperi Heikkinen, est parfaite, cela se ressent aussi bien au niveau des solo que dans les rythmiques. Fitty Wienhold (basse) n'est pas en reste et la machine semble vraiment bien huilée malgré les quelques changements de line up qu'a pu connaître le groupe. Après 28 ans de carrière U.D.O (le groupe) a su prouver qu'il est toujours au top. Nous aurons eu droit ce soir aux standards des Allemands mais également à quelques classiques d'ACCEPT en guise de rappel, et c'est d'ailleurs avec un « Balls To The Wall » repris par toute la salle que le groupe nous quittera après avoir enflammé le De Kreun en ce 1er Avril...

Setlist U.D.O : Speeder / Blitz Of Lightning / King Of Mean / Decadent / Independance Day / Black Widow / Never Cross My Way / The Bullet And The Bomb / Under Your Skin / Tears Of A Clown / Secrets In Paradise / Faceless World / Pain / Untouchable / Let Me Out / Metal Machine / Metal Eater / Encore : Break The Rules / Princess Of The Dawn (ACCEPT) / Fast As A Shark (ACCEPT) / Balls To The Wall (ACCEPT)

Un grand merci à Filip (Alcatraz), Théo Samson (The Rock), Nono, Sylval et le Slasher (Riff d'Enfer)

Report et Photos : The Scream