jeudi 30 juillet 2015

Interview de Jean-Charles Desgrous réalisée le 20 Juin 2015 à Clisson.


Nous profitons du Hellfest pour rencontrer Jean-Charles Desgrous, l'auteur du superbe livre Remember The Coop, traitant des chansons de Monsieur Alice Cooper. Un entretien avec une personne charmante et réellement passionnée.




Jean-Charles, d'où t'est venue l'idée d'écrire ce bouquin, ou plutôt cette analyse sur les chansons d'Alice Cooper ?
Jean-Charles Desgroux : J'ai déjà écris un livre sur Ozzy Osbourne en 2007, et pour Alice Cooper qui, lui, est une des mes idoles depuis que je suis tout gamin, il me semblait qu'il n'y avait pas assez de littérature explicite sur le sujet. J'ai toujours eu envie au fond de moi d'écrire un livre comme ça, et un jour je me suis lancé, l'envie était trop forte !

Et justement ce n'est pas trop difficile car tu traites album par album et analyser ce personnage mystérieux, surtout quand on ne le connait pas, on le prend un peu pour un extraterrestre et s'attaquer ainsi album par album c'est un peu comme s'attaquer à une montagne non ?
Absolument, c'est une montagne, un monstre sacré qui fait partie du panthéon du Rock, il a été intronisé au Rock and Roll Walk of Fame, c'est un monument, et avec ce livre, je voulais réhabiliter toute la discographie d'Alice Cooper (26 albums) car on parle beaucoup du personnage, de ses frasques, de son alcoolisme et de tous les démons de la légende, et on ne parle pas assez de sa musique au fond. Moi je voulais à la fois faire une biographie qui allait suivre une trame narrative tout en réalisant une espèce de fiche technique de chacun de ses disques et réhabiliter des albums un peu plus méconnus comme Flush The Fashion (1980), Zipper Catches Skin (1982) ou Dada (1983) et bien évidemment les albums plus connus comme Billion Dollar Babies (1973), School's Out (1972)... A mon sens, toute sa discographie mérite d'être éclairée, chacuns de ses disques méritent d'être mis en lumière.

Quel est l'album d'Alice Cooper que tu as eu le plus de mal à analyser et pourquoi ?
Bonne question ! Il ne me semble pas qu'il y en ait eu de plus difficiles à analyser que d'autres car je les connais tellement tous qu'ils font presque partie de mon ADN. Cette musique fait partie de cet artiste que je n'ai jamais cesser d'écouter, même les albums plus méconnus. Pour être honnête, je dirais que les deux premiers albums, Pretties For You (1969) et Easy Action (1970) qui avaient été signés à l'époque sur le label de Frank Zappa ne sont pas forcément les meilleurs de sa carrière, mais ce sont les premiers socles de là où il vient et de là où il a voulu aller par la suite. C'est pas forcément les albums que j'écoute le plus car l'identité d'Alice Cooper n'est pas vraiment là. La véritable identité d'Alice Cooper est née à partir du moment où ils ont rencontré Bob Ezrin en 1970. Bob Ezrin était l'architecte sonore de toute leur musique.

As-tu eu besoin de faire appel aux labels pour approfondir ton analyse ou as-tu tout fait par toi même ?
Pour l'analyse des disques, tout a été réalisé par moi même, j'ai vraiment pris un soin tout particulier à écouter, réécouter et réécouter encore et encore pour pointer tous les détails, trouver les cohérences dans chacun de ces albums. Les labels ne m'ont pas aidé, j'ai juste tenté d'obtenir l'aide du manager d'Alice Cooper...

Et tu l'as eu ?
Non non, j'ai réussi à obtenir ses coordonnées, j'ai pu rentrer en contact avec lui mais comme pour le film Super Duper Alice Cooper (2014) de Sam Dunn, le réalisateur a demandé que le projet soit validé, mais le management d'Alice Cooper a englobé le projet et au final ont sorti un produit de plus sur Alice Cooper. On ne peut pas vraiment faire quelque chose de sérieux sur Alice Cooper tout en demandant la caution du management et rester indépendant, c'est soit on reste complètement à part et on fait les choses par nous même, soit on obtient leur aide et ils auront quoi qu'il arrive le dernier mot sur le produit fini.

Connaissant le passé sulfureux d'Alice Cooper, est-ce que ce livre peut être mis entre les mains de tout le monde, je veux dire par là pour tout public de 7 à 77 ans ?
Oui, car je souhaite mettre en avant la musique, les musiciens, l'artiste et l'icone. Mon livre, c'est tout sauf The Dirt (MÖTLEY CRÜE). Il n'y a pas d'étalage de sexe et de drogues. Bien sûr j'en parle car c est une part de sa vie mais je ne vais pas rentrer dans les détails, mon but premier c'est de parler de la musique d'Alice Cooper, l'étude de l'artiste... Ce livre est très bien fait car il est suffisamment croustillant tout en restant soft.

Dans ses textes Alice Cooper parle de l'enfer, du diable ou de cauchemars, malgré cela Alice Cooper est catholique...
Alice Cooper est né d'une famille protestante, très engagée spirituellement. Son grand-père et son père étaient pasteurs, donc il a baigné dans un environnement très religieux. Il est comme beaucoup de musiciens qui ont arrêté la drogue et l'alcool, il a substitué son besoin d'extrémisme par un besoin de spiritualité, il s'est alors tourné vers Dieu pour donner un sens à sa vie. Après, Alice Cooper n'a, à ma connaissance, jamais parlé du diable. Peut-être par respect pour sa culture et son éducation. Il parle un peu de politique, d'autodérision, des traitements de fond sociaux vu avec le prisme de la dérision, de la satire, avec un certain cynisme, mais le diable non pas vraiment !
Quand je parlais du diable, je pensais plus à des chansons comme "Teenage Frankenstein", "He's Back, The Man Behind The Mask" ou "Feed My Frankenstein..., plus d'horreur en fait !
Il a été nourri par les films d'horreur ou d'épouvante mais qu'il prend au second degré. L'aspect cinématographique, il s'en inspire et il s'en sert comme un jeu, c'est un énorme Rock and Roll circus à l'américaine. Alice Cooper fait de la musique pour grands enfants !

Parle nous un peu de l'album Hey Stoopid, ça a été un album riche pour la nouvelle génération qui a découvert Alice Cooper avec cet album, un album un peu plus heavy que les autres...
C'est un album qui me tient particulièrement à cœur. Il est sorti en juillet 1991, ça faisait 2 ans que j'écoutais Alice Cooper. C'est avec cet album que j'ai passé tout mon été. Ce disque fait directement suite à l'album Trash et sur Hey Stoopid il y a énormément de featuring comme Slash, Ozzy Osbourne, Nikki Sixx et toute une pléiade d'invités prestigieux. C'est un album qui a un gros son et qui n'est pas que heavy comparé à l'album Brutal Planet sorti en 2000 et qui est, lui, plus orienté Indus. Pour moi Hey Stoopid reste un des derniers albums je ne dirais pas de Hair Metal mais plutôt de Heavy Rock à l'américaine, car juste après le Grunge est arrivé, terminant une période Rock'n'Roll où l'on pouvait s'éclater...

J'ai envie de parler de cette superbe ballade qu'est "How You Gonna See Me Now" avec son clip bizarre, c'est du Alice Cooper quoi ?
Cette chanson est tirée de l'album From The Inside (1978), c'est une chanson mielleuse, c'est vrai, mais qui est en réalité une lettre ouverte à sa femme alors qu'il était en cure de désintoxication dans un asile. Il s'est posé la question de savoir comment sa femme allée le retrouver après sa cure, une fois qu'il serait guéri, sevré, elle qui ne l'avait jamais connue clean... « Comment vas-tu me percevoir ? Quand on s'est mariés, j'étais sous l'emprise de l'alcool et maintenant tu vas peut être découvrir un nouvel homme... j'aurais peut-être un manque de confiance en moi mais est-ce que tu m'aimeras toujours ? » Une chanson avec un côté fleur bleue un peu romantique.

On va peut-être casser le mythe Cooper mais il y a des bruits de couloir qui disent qu'il serait bisexuel ?
Alors là, je n'ai jamais entendu parlé de ça ! Effectivement le phénomène Alice Cooper est devenu tellement grand apres l'explosion du Glam Rock en Angleterre ainsi qu'aux USA et dans les année 70/73 beaucoup d'artistes comme Marc Bolan, David Bowie et bien d'autres jouaient sur l'ambiguïté sexuelle (maquillage, accoutrements, bijoux...) mais une chose est sûre, Alice Cooper n'a jamais été bisexuel.

Tu as assisté au concert d'Alice Cooper ce vendredi, comment as-tu trouvé le show ?
La magie opère toujours, on est toujours émerveillé d'être face à un artiste tel qu'Alice Cooper et de le voir toujours debout après 50 ans de carrière. Les concerts d'Alice Cooper sont toujours ultra rodés, il n'y a pas de place pour l'improvisation, tout est millimétré, chorégraphié. Le show était intense, et de plus le livre sortait la veille du concert donc une petite émotion me disait : Tiens j'assiste à mon énième concert d'Alice Cooper alors que mon livre est sorti le jour avant le concert. Alice était dans une forme olympique, à 67 ans il est impérial, sa voix est nickel, il est très professionnel, il est grandiose et c'est un vrai gentleman.

As-tu pu le rencontrer à l'issue du concert ?
J'ai bien essayé... les demandes ont été faites mais n'ont malheureusement pas pu aboutir. C'est très dur, surtout lors d'un festival comme le Hellfest, mais ce sera pour une prochaine fois, enfin je l'espère !

Combien de temps t'a pris l'écriture de ce livre ?
Un an d'un travail assez intense, beaucoup d'heures chaque jour et beaucoup de passion. Beaucoup d'intransigeance et de discipline envers moi-même niveau relecture car je ne voulais pas qu'il y ait la moindre information sans que la source n'ait été vérifiée, je ne supporte pas les livres où il y a des erreurs ou qui laissent la place au doute. Un livre qui doit s'adresser à des fans se doit d'être bien fait, d'ailleurs je n'aime pas faire les choses à moitié !

As-tu d'autres projets ?
Oui, mais pour l'instant je vais prendre un peu de vacances car ces derniers jours ont été très intenses. Je suis un fan de Stoner Rock, le Rock du désert californien où je vais tous les ans en vacances et je voudrais associer un livre qui parle des origines de ce mouvement et de tout ce qui s'est passé dans le désert californien depuis la fin des années 80, un peu comme un Road trip dans le désert où je parlerai aussi bien de musique que des décors et des gens du désert californien.

Sur toutes ces chansons, quelle est celle qui, d'après toi, s'identifie le plus au personnage Alice Cooper ?
J'ai choisi Remember The Coop comme titre pour mon livre, le terme Remember The Coop est extrait de la chanson "Alma Mater" issue de l'album School's Out, c'est une espèce de complainte un peu country folk qui pourrait s'apparenter à du Johnny Cash ou du Elvis. En ouverture d'album avec "School's Out" c'est : « on se casse de l'école, l'école est terminée », et finalement la dernière chanson du disque est une complainte un peu tristounette, nostalgique, où il se demande s'il va retrouver ses copains l'année suivante, ou va-t'il se retrouver seul ? Il se demande si ces amis se rappeleront de lui : « J'espère que vous vous rappelerez de moi : Remember the Coop ! » donc pour moi, c'est "Alma Mater"... Remember the Coop...

Le mot de la fin est pour toi...
Avant le livre, donnez vous la peine de vous plonger dans tout ce patrimoine musical qui est colossal. Beaucoup de gens peuvent être rebutés par son maquillage, les serpents, la guillotine... mais tout cela n'est qu'un apparat de cirque, c'est Hollywood...! Mais sa musique est très riche et intense, et si vous voulez en savoir plus, ce livre vous servira de guide, de support, un tuteur qui vous aidera à entrer dans l'univers du grand Alice Cooper.

voila une très riche interview avec un très sympathique Jean-Charles DESGROUX, mais surtout un vrai passionné et un grand connaisseur de l'univers d'Alice COOPER.

Propos recueillis par The Scream
Photo : Le Slasher

Remember The Coop est à se procurer dans toutes les bonnes librairies

Remember The Coop
Jean Charles Desgroux
aux éditions Le Mot et Le Reste
273 pages 21€
isbn : 978-2-36054-175-1

Un grand merci au Hellfest, à Roger Wessier, Jean-Charles Desgroux, Nono et aux Editions Le Mot et Le Reste









mardi 21 juillet 2015

HELLFEST 2015 Clisson - 19, 20 & 21 Juin 2015



Le HELLFEST fête en cette année 2015 ses dix ans d'existance, dix ans qui n'ont cessé de voir grossir ce festival devenu au fil des années un incontournable des rendez-vous estivaux au même titre qu'un GRASSPOP, un DOWNLOAD ou un WACKEN OPEN AIR. Pour cette dizième édition, les organisateurs ont vu les choses en grand avec une fois encore, une programmation du tonnerre... Recit de 3 jours en enfer....



Jour 1 :

Nous rentrons dans le vif du sujet avec STICKY BOYS, formation hyper dynamique, qui va comme à son habitude nous balancer une bonne dose de Hard Rock'n'Roll endiablé, parfait pour nous plonger dans l'ambiance de ce 10ème Hellfest. Nous avions déjà rencontré le groupe sur Lille quand il avait ouvert pour GOTTHARD, mais revoir les STICKY BOYS sur la mainstage de cet énorme festival est un pur plaisir. Ils nous ont une nouvelle fois offert un super set conclut par la reprise du "Surfin’ USA" des BEACH BOYS... Encore une prestation bien sympathique à mettre au crédit des Parisiens.

Setlist Sticky Boys : Mary Christmas / Bad Reputation / Fat Boy Charlie / The Game Is Over / Great Big Dynamite / Party Time / Bang That Head / Surfin’ USA (Beach Boys cover)

Place ensuite à NO RETURN qui s'était produit à Lille 5 jours auparavant en ouverture de TESTAMENT, l'occasion pour nous de voir le groupe sur un set un peu plus conséquent, un set qui sera malheureusement désservi par un son pas vraiment au top, mais qu'à cela ne tienne, le public était déjà bien chaud pour accueillir les franciliens. (Bientot l'interview de NO RETURN realisée au Hellfest).

Setlist No Return : Stronger Than Ever / Inquisitive Hegemony / New Items / Paint Your World / Submission Falls / Vision Of Decadence

THE QUIREBOYS vont ensuite nous asséner une bonne rasade d'un très bon Rock'n'roll. Bénéficiant d'un temps de jeu assez court, Spike et sa bande vont axer leur setlist sur le premier album, A Bit Of What You Fancy, dont l'incontournable "Hey You" fait toujours son petit effet sur le public. Spike assure d'enfer au chant avec un timbre bluesy Glam Rock'n'Roll que j'apprécie tout particulièrement. Le groupe va tout donner durant ce set à la durée bien en dessous du talent de ce très bon groupe. Mais rejouissons-nous d'avoir eu la chance de voir le groupe sur scène aujourd'hui car THE QUIREBOYS ne passe pas si souvent que ça en France... et pour celles et ceux qui les aurait rater, une séance de rattrapage aura lieu le 12 Septembre prochain au Raismes Fest.

setlist The Quireboys : 7 O'Clock / Mona Lisa Smiled / Hey You / Whippin' Boy / Too Much Of A Good Thing

ARMORED SAINT au Hellfest, c'est un véritable évenement pour ce groupe qui tourne vraiment très peu par chez nous (la première fois qu'ils se sont produits en France, si mes souvenirs sont bons, c'était en 2012). John Bush, le frontman, ne faisant plus partie d'ANTHRAX depuis quelques années déjà, il peut désormais se consacrer à sa formation d'origine. Du haut de ses 33 ans de carrière, ARMORED SAINT nous propose un tour d'horizon de sa discographie, chaque album est représenté par un ou deux titres, seul Raising Fear (1987) sera passé sous silence. Nous aurons droit à deux extraits du très récent Win Hands Down qui passent parfaitement le cap de la scène... de quoi mettre tout le monde d'accord... A noter qu'ARMORED SAINT sera également présent à l'Alcatraz Festival à Courtrai en Belgique au mois d'Août... alors ceux qui les ont ratés aujourd'hui, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Setlist Armored Saint : Win Hands Down / March Of The Saint / Nervous Man / Pay Dirt / The Pillar / Mess / Last Train Home / Left Hook From Right Field / Reign Of Fire / Can U Deliver

BILLY IDOL est, si on peut le dire ainsi, l'O.V.N.I de ce Hellfest 2015. Icone des années Punk avec son groupe GENERATION X puis dans les années 80 sous son propre nom, BILLY IDOL se produit pour la première fois aujourd'hui au Hellfest. Notre Anglais est attendu par une bonne partie du public, et le pari semble réussi pour tous les nostalgique de ces belles années... Les classiques que sont "Flesh For Fantasy", "Rebel Yell" ou "White Wedding" sont bien evidemment de la partie, tout comme l'incontournable "Dancing With Myself" sans lequel un concert de BILLY IDOL n'en serait pas vraiment un ! Le seul bémol, des chansons parfois un peu longues, on aurait peut-être préféré des morceaux plus courts et une setlist plus longue... Reviens quand tu veux Billy !

Setlist Billy Idol : Postcards From The Past / Dancing With Myself (GENERATION X) / Flesh For Fantasy / Rebel Yell / Mony Mony / White Wedding / L.A Woman (The Doors Cover)

S'il y a bien un groupe qui était attendu ce vendredi sur la mainstage, c'est bien MOTÖRHEAD. On ne va pas revenir sur les ennuis de santé qu'a connu Lemmy... Mikkey Dee, rencontré en conférence de presse, avait d'ailleurs répondu à la question, précisant que Lemmy était en forme ! En forme est un bien grand mot car plus le set avance, plus on remarque ses capacités diminuer. Malgré le charisme de cette immense légende du Rock'n'Roll, on a un peu de mal de le voir ainsi à la peine, pour ma part, ça passe très mal... Lemmy ne devrait-il pas s'arrêter et laisser ses fans sur les grandes heures du groupe plutot que de leur imposer le déclin de MOTÖRHEAD...

Setlist Motörhead : Shoot You In The Back / Damage Case / Stay Clean / Metropolis / Over The Top / Guitar Solo / The Chase Is Better Than The Catch / Rock It / Lost Woman Blues / Doctor Rock / Drums Solo / Orgasmatron / Going To Brazil / Ace Of Spades / Overkill

Après une intro au son du "Tubular Bell" de Mike Oldfield, ALICE COOPER investit la mainstage pour un super méga show où tous les ingrédients habituels sont présents : guillotine, camisole... Monsieur Vincent Furnier nous en a, une nouvelle fois, mis plein les yeux avec une superbe mise en scène où il n'arrêtera pas de changer de costume... Avec des musiciens au talent inégalable, ALICE COOPER nous fait voyager à travers son extraordinaire discographie, j'en profite pour vous dire qu'un super bouquin écrit par Jean-Charles Desgroux, que nous avons d'ailleurs rencontré au Hellfest (interview prochainement sur le site), et intitulé Remember The Coop est sorti le 18 Juin, consacré à sa discographie. C'était tout simplement le show à ne pas rater en ce premier jour de festival.

Setlist Alice Cooper : Department Of Youth / No More Mr Nice Guy / Under My Wheels / I'll Bite Your Face Off / Billion Dollar Babies / Lost In America / Hey Stoopid / Dirty Diamonds (solo guitare, basse, batterie) / Welcome To My Nightmare / Go To Hell / Wicked Young Man / Feed My Frankenstein / Ballad Of Dwight Fry / Killer / I Love The Dead / I'm Eighteen / Poison / Encore : School's Out

Je n'avais encore jamais vu FIVE FINGER DEATH PUNCH sur scène, ce fut pour moi une très bonne claque, un très bon groupe live avec un show à l'américaine et un très bon chanteur, Ivan Moody, assez proche dans l'esprit d'un chanteur comme Corey Taylor (SLIPKNOT / STONE SOUR). Voilà en tout cas, au vu de leur potentiel, un groupe dont on a pas fini d'entendre parler, et ce pour notre plus grand bonheur.

Setlist 5FDP : Under And Over It / Burn It Down / Hard To See / Lift Me Up / No One Gets Left Behind / Bad Company / Burn MF / Coming Down / Here To Die / The Way Of The Fist / Encore : The Bleeding

JUDAS PRIEST est maintenant sur la mainstage et que dire, j'avais un peu peur en voyant la démarche de Rob Halford mais ce n'était qu'une crainte non fondée car une fois sur scène, la machine est lancée à plein régime, on aura droit à une setlist d'enfer avec leurs plus grands classiques. Rob Halford reste un immense chanteur avec une voix hyper puissante, et lui aussi a fait comme Alice Cooper car on a eu droit au changement de costume, et cerise sur le gâteau, voir Rob chevaucher sa moto sur "Hell Bent For Leather", quelle joie ! A noter que JUDAS PRIEST sera de retour à Forest National en novembre prochain, encore un show à ne pas rater !

Setlist Judas Priest : Dragonaut / Metal Gods / Devil's Child / Victim Of Changes / Halls Of Valhalla / Turbo Lover / Redeemer Of Souls / Beyond The Realms Of Death / Jawbreaker / Breaking The Law / Hell Bent For Leather / Encore : The Hellion/Electric Eye / You've Got Another Thing Coming / Encore 2 : Painkiller / Living After Midnight

Ce premier jour de festival terminé, nous rentrons afin de nous reposer les pieds et les oreilles qui en ont bien besoin... pour recommencer dès le lendemain avec une journée qui s'annonce tout aussi palpitante !

Jour 2 :

Nous entamons cette seconde journée, la plus importante pour moi car c'est aujourd'hui que joue SCORPIONS, avec les Irlandais de THE ANSWER, un très bon groupe qui nous offre là du super Hard Rock bluesy. Fort de 10 ans de carrière et 7 albums au compteur, on peut dire que le groupe fait preuve d'une certaine expérience, n'oublions pas que THE ANSWER a notamment ouvert pour AC/DC en 2009 sur le Black Ice Tour. C'est avec une setlist composée de seulement 7 titres que les Anglais vont faire frémir la mainstage au son de leur Hard Rock fort efficace... Encore un groupe que je vous invite chaudement à découvrir (Interview de Cormac Neeson prochainement sur le site).

Setlist de The Answer : I Am What I Am / Spectacular / Demon Eyes / Red / Last Days Of Summer / Under The Sky / Raise A Little Hell

ACE FREHLEY, ex-membre de KISS, était aussi de la partie pour ce 10ème anniversaire du fest. On aura droit durant son set à une alternance entre des titres issu de sa carrière solo et quelques emprunts à son ancien band ("Love Gun", "Shock Me, "Deuce") dont le guitariste peine à se détacher. Space Invader, sa dernière galette, sera quand à elle, représentée par le morceau-titre et "Toys", deux titres qui passent plutot bien en configuration live. ACE FREHLEY nous offre une bonne interprétation, et ses musiciens ne se contentent pas de jouer mais ont tout le loisir de participer au show. Bravo Monsieur Ace Frehley !

Setlist Ace Frehley: Fractured Mirror (Intro) / Rocket Ride / Toys / Love Gun (Kiss) / Space Invader / Snowblind / Rock Soldiers / Bass Solo / Too Young To Die / Shock Me (Kiss) / Ace Frehley Guitar Solo / Deuce (Kiss)

SLASH débarque accompagné de Myles Kennedy au chant pour nous présenter des extraits de son nouveau bébé World on Fire. On peut constater que le guitariste au mythique haut de forme est très attendu par la foule. C'est une ambiance surchauffée et un soleil radieux qui accueille SLASH... Le public n'hésitera pas à reprendre les refrains, et même parfois les couplets des chansons. On aura droit à un survol de la carrière du guitariste, passant de son répertoire solo à quelques classiques de GUNS'N'ROSES comme "Nightrain", "You Could Be Mine" ou "Sweet Child O'Mine" et également un titre de VELVET REVOLVER, de quoi contenter un auditoire conquis. Rien à redire, ça joue bien, ça joue juste, que demander de plus ?... Ah si, une reformation de GUNS'N'ROSES peut-être ! Quoi qu'il en soit, SLASH est venu, a vu et a vaincu ! Bravo !

Setlist Slash : You're A Lie / Nightrain (GNR) / Avalon / Back From Cali / You Could Be Mine (GNR) / The Dissident / World On Fire / Anastasia / Sweet Child O'Mine (GNR) / Slither (VELVET REVOLVER) / Paradise City (GNR)

KILLING JOKE ou BODY COUNT, là est le dilemme, mais le choix est vite fait car impossible d'accéder à la Warzone, nous prenons donc la direction de la mainstage pour KILLING JOKE, un groupe à la carrière émaillée de différents registres allant de la New Wave à l'Indus' en passant par la Pop... Disons le tout net, KILLING JOKE m'a mis une grosse claque. Seul regrêt, qu'un bon petit "Love Like Blood" n'ait pas été interprété, pour le reste c'était du tout bon, Jaz Coleman et sa bande nous ont délivrés un excellent set, particulièrement jouisif.

Setlist Killing Joke : The Wait / Wardance / Requiem / The Beautiful Dead / Exorcism / Asteroid / Money Is Not Our God / Autonomous / Pssyche / Pandemonium

Les barbus de ZZ TOP sont de retour avec leur Rock sudiste bien bluesy, de quoi faire kiffer les amateurs de Blues. Nos texans bénéficieront d'un son nickel juste comme il faut, ni trop fort, ni trop saturé. Comme à leur habitude toujours fort statiques sur scène mais peu importe, ils ont une nouvelle fois réussis à mettre le feu... Encore une bonne baffe de cette seconde journée de festival.

Setlist ZZ Top : Got Me Under Pressure / Waitin' For The Bus / Jesus Just Left Chicago / Gimme All Your Lovin' / Pincushion / I Gotta Get Paid / Foxy Lady (Jimi Hendrix Cover) / Sharp Dressed Man / Legs / La Grange / Tush

FAITH NO MORE n'avait encore jamais participer au Hellfest, le retour discographique du groupe coincidant pile poil, quoi de mieux que de les inviter sur cette dizième édition... Assurant la promotion de Sol Invictus qui vient tout juste de sortir, un superbe album d'ailleurs ! C'est avec beaucoup de fraicheur, et cela fait du bien par cette chaleur, que le groupe vêtu de blanc monte sur scène, une scène décorée d'une façon très florale, ça sent bon l'été et les vacances. Côté setlist, les américains jouent l'éclectisme, passant du groove au Metal, de la ballade à la fusion, un grand écart que seul FAITH NO MORE peut se permettre avec autant de réussite. Un superbe show dans un décor et parterre de fleurs qui aurait pu nous faire croire que nous étions revenu à l'époque du flower power. Retour scènique réussi pour FAITH NO MORE !

Setlist Faith No More : Motherfucker / Be Agressive / Caffeine / Evidence / Epic / Black Friday / Everything's Ruined / Midlife Crisis / The Gentle Art Of Making Enemies / Easy (Lionel Ritchie cover) / Separation Anxiety / Cuckoo For Caca / Matador / Ashes To Ashes / Superhero / Encore : Cone Of Shame / We Care A Lot / This Guy's In Love With You (Burt Bacharach)

La musique laisse maintenant place au feu d'artifice tiré depuis la mainstage 2, un magnifique spectacle accompagné par une bande son rythmée par du AC/DC, IRON MAIDEN, QUEEN et SLAYER, dont l'artificier n'est autre que le très réputé Jacques Couturier qui durant environ 15 minutes va illuminer le ciel clissonnais, un des plus grands feux jamais tiré dans le grand ouest ! Bravo !

SCORPIONS, quoi de mieux après ce magnifique feu d'artifice ! SCORPIONS qui fête ses 50 ans de carrière, décidément c'est le jour des anniversaires en ce samedi. SCORPIONS est un groupe que je suis depuis que j'ai 6 ans et l'album Fly To The Rainbow sorti en 1974, oui je sais, je suis un vieux dinosaure !c'est vous dire si j'attendais le set de ce soir ! Après avoir assisté à leur conférence de presse, on les retrouve sur la mainstage devant une marée humaine venue voir ou revoir ce groupe mythique, car une fois piqué par la bestiole, on ne peut plus s'en passer ! On voit que la machine est super bien huilée, le groupe enchaine les standards, avec un Klaus Meine qui balance des baguettes à droite à gauche durant le show. On a droit encore à quelques feux d'artifices et surtout à un set d'anthologie de la part des Allemands, pour moi le meilleur show de cette édition 2015.

setlist : Going Out With A Bang / Make It Real / The Zoo / Coast To Coast / Top Of The Bill / Steamrock Fever / Speedy's Coming / Catch Your Train / We Built This House / Delicate Dance / Always Somewhere / Eye Of The Storm / Send Me An Angel / Wind Of Change / Big City Nights / Dynamite / In The Line Of Fire / Kottak Attack (Drum Solo) / Crazy World / Rock'n'Roll / Blackout / Encore: Still Loving You / Rock You Like a Hurricane


Jour 3 :

Déjà dimanche, le dernier jour du festival ! Eh oui ça passe très vite... ce dimanche sera pour moi beaucoup plus léger côté concerts et interviews... Nous attaquons ce troisième et dernier jour de festival avec EXODUS qui débarque à Clisson en ce début d'après-midi, et c'est un parterre bien garni qui accueille les thrasheurs de la Bay Area. EXODUS déboule sur scène avec "Blood In, Blood Out" extrait de leur dernier opus du même nom sorti en 2014 pour un set de 8 titres, intro comprise, pas le temps de faire dans le détail... on peut dire que le groupe en aura laissé plus d'un sur sa faim, mais peu importe, ça fait un bien fou d'écouter du très bon Thrash...

Setlist Exodus : Black 13 (intro) / Blood In, Blood Out / Children Of A Worthless God / Raining Blood (extrait) / BlackList / Body Harvest / Bonded By Blood / Toxic Waltz / Strike Of The Beast

Après avoir réalisé l'interview des pirates d'ALESTORM, nous retrouvons les écossais, visiblement heureux d'être de la partie pour célébrer les 10 ans du Hellfest, eux qui n'avaient encore jamais joué à Clisson, vont nous délivrer une bonne dose de Folk Metal festif. On se croirait désormais au coeur d'une taverne bourrée de pirates, ça chante, ça picole, ça slame de partout, on arrive même à danser à la manière de pirates imbibés. Avec sa musique hyper entrainante, ALESTORM a su nous emmener dans son univers.

Setlist Alestorm : Intro (Captain Morgan Dubstep) / Walk The Plank / The Sunk'n'Norwegian / Shipwrecked / Magnetic North / That Famous Ol'Spiced / Nancy The Tavern Wench / Keelhauled / Rumpelkombo / 1741 (The Battle Of Cartagena) / Drink / Rum

SAMAEL avait été l'invité de LOUDBLAST pour leur 30 ans de carrière et maintenant les voici pour les 10 ans du Hellfest... Leur prestation sur Lille été top, et il en sera de même aujourd'hui, les lights et le son sont nickel, et les Suisses nous ont une nouvelle fois délivrés un show dantesque. Vorph (chant/guitare) est toujours sympa et est très communicatif avec le public, cela fait plaisir de les avoir revu et j'attends avec grande impatience leur prochain opus...

Setlist Samael : Black Trip / Celebration For The Fourth / Son Of Earth / Till We Meet Again / Mask Of The Red Death / Baphomet's Throne / Flagellation / Crown / To Our Martyrs / Ceremony Of Opposites / Rain / The Ones Who Came Before / The Truth Is Marching / My Saviour

Nous avons déjà vu ARCH ENEMY à maintes reprises mais c'est toujours avec un grand plaisir que nous retrouvons les Suédois sur scène. Alissa White Gluz fait comme à son habitude preuve d'une belle énergie et, dès l'intro, c'est elle qui attire tous les regards. Le groupe est très pro et restitue parfaitement ses compos, délivrant un très bon set, certes quelque peu raccourci mais fort plaisant et terriblement efficace !

Setlist Arch Enemy : Yesterday Is Dead And Gone / Burning Angel / War Eternal / Ravenous / Stolen Life / You Will Know My Name / My Apocalypse / As The Pages Burn / Dead Eyes See No Future / Avalanche / No Gods, No Masters / Nemesis

En résumé, cette dizième édition du Hellfest a une nouvelle fois été une réussite, un grand cru qui a tenu toutes ses promesses, tant au niveau organisation qu'au niveau programmation, et de plus la météo était au rendez vous ! On vous donne d'ores et déjà rendez-vous les 17-18 et 19 juin 2016 pour une onzième édition qui à n'en point douter, sera tout aussi remarquable que cette année !

Un grand merci à Ben BARBAUX, Alexx, Roger et Fabienne WESSIER, Olivier GARNIER, à toute l'équipe des bénévoles du Hellfest et à l'équipe du service Presse et aux habitants de Clisson. Merci également au Slasher, Soniata (RFS), Nono666, et à R.Q.C.

Report : The Scream


Mainsquare Festival journée du 4 juiller 2015. Arras



Nous arrivons à la citadelle d'Arras sous un soleil éblouissant, pour la journée du 4 juillet avec Johann de Tout ce qui se passe à la radio reste à RQC et Screamette de riff d'enfer.

14h30, déjà pas mal de monde pour le début du festival.


A-vox
Nous allons à la GreenRoom pour aller voir A-Vox, le groupe qui a gagné le tremplin pour l'ouverture du Mainsquare.
A-vox est un duo d'éléctro-rock, Virgile au percussion et Anthea au chant et piano.


Pour ouvrir cette journée, A-vox nous sort un set bien ficelé et un son de bonne qualité.
Anthéa, en plus d'être bien jolie, possède une voix et une présence scénique digne d'une personne ayant passé sa vie sur scène et Virgile derrière sa batterie n'est pas en reste, alors que pendant l'interview, ils sont plutôt timides.
Le début du set nous fait penser au « Tambour du Bronx » quand Anthéa et Virgile font un duo de batteries





Circa Waves
Nous nous dirigeons sur la mainstage pour voir ce groupe anglais.
Circa Waves nous livre un set sympathique avec un son typiquement anglais. Je pense que le public présent a été assez conquis.



Twin Atlantic
Encore du rock anglais sur la mainstage qui commence à bouger de plus en plus. Un show très propre et un chanteur qui bouge bien. Un bon show qui permet de se plonger petit à petit dans une ambiance de plus en plus électrique.



Rival Sons
Après avoir interviewé A-Vox, nous avons assisté au show de Rival Sons qui a vraiment mis une ambiance de fou juste avant les Skip The Use. Un bon son, une présence scénique impressionnante : un groupe qui mérite d'être plus connu encore.



Skip The Use
Il est 20h tapante et l'ambiance est survoltée, le terrain de la mainstage est envié et cela est dur de se faufiler pour assister au show des Skip. Ce groupe régional, qui est mondialement connu, est attendu par un public chaud bouillant. Tout le groupe est heureux de jouer ici. Mat est survolté entre les clins d'oeil au nord-pas de calais, des propos dans la pure ligné punk. Un show plus que convaincant avec un public de folie complètement acquis à ce groupe.

Set list : People In The Shadow ,Nameless World, PIL, Give Me Your Life , The Wrong Man, Little Armageddon, You Are, Ghost, Bullet, Birds Are Born To Fly, Warp 1.9 (The Bloody Beetroots cover), Don't Want To Be a Star, Bastard Song, Porcherie (bérurier Noir cover)


Royal Blood
Direction la green-room pour voir ce groupe dont on dit qu'ils sont les héritiers de Muse. J'ai été un peu déçue d'eux, non pas qu'ils aient mal joué ou autre, mais j'ai trouvé que leur set était mou et le chanteur a un charisme presque inexistant. Cependant le public qui était présent était les fans donc l'ambiance était là.

Set list : Come On Over, You Can Be So Cruel ,Figure It Out, Better Strangers, Little Monster Blood Hands, One Trick Pony ,Ten Tonne Skeleton, Loose Change, Out of the Black, Iron Man(Black Sabbath cover)


Muse
De nouveau à la mainstage, l'heure est au show de Muse qui ne partagera pas cette année avec une demi finale de foot. C'est sur Psycho que nos anglais ouvre le bal, rien qu'avec ce titre l'ambiance est lancée. Avec le titre Plug in baby, la citadelle est devenue une fournaise, le public est là présent et chante avec le groupe, saute. Sur Starlight, les célèbres ballons tombent sur la foule avec explosions de confettis pour encore plus de magie. On sait que les anglais ne sont pas très bavards avec le public mais ils communiquent largement avec leurs instruments. Les Anglais ont encore une fois de plus livré une prestation à la hauteur

Set List : Psycho, Supermassive Black Hole, The Handler, Plug In Baby, Dead Inside, Interlude, Hysteria, Munich Jam, Madness, Apocalypse Please, Supremacy, Mercy, Time Is Running Out
Reapers, Starlight, Stockholm Syndrome
Rappel :Uprising, Knights of Cydonia

Bilan de la journée du Samedi : De très bonnes découvertes musicales et un line-up vraiment sympathique. Niveau nourriture on pouvait trouver de tous les styles et les végé ont pu trouver leur bonheur (j'ai adoré le I love falafel). Les points négatifs : un tout petit passage entre la green-room et la mainstage. Énormément de monde qui empêchait une circulation fluide entre les deux scènes.


Remerciement à RQC, à l'organisation du Mainsquare dont Myriam Astruc et Virginie Baptista, la Ville d'Arras et aux bénévoles.
Jerome Pouille pour les photos d'A-Vox et Muse vous pouvez voir ce qu'il fait sur son facebook: https://www.facebook.com/JeromePouillePhoto


Aurélie (Screamette de riff d'enfer) et Johann (de Tout ce qui se passe à la radio, reste à RQC)

lundi 25 mai 2015

ARCH ENEMY - UNEARTH - DRONE


Lille - Le Splendid - 5 Mai 2015

Pour la première date française de leur nouvelle tournée, la bande à Michael AMOTT a décidé de déposer ses valises avec leur potos de UNEARTH et DRONE à Lille, et pour rien au monde nous n'aurions raté la venue d'ARCH ENEMY, enfin faut être franc et ne pas se voiler la face, l'occasion de shooter la ravissante Alissa White-Gluz ne se manque pas ! Tout aussi charmante que sympathique, surtout quand elle est loin de Zorro (c'est le nom que j'ai donné à leur régisseur qui m'a pourri la soirée). ARCH ENEMY nous avait un peu laissé sur notre faim après leur passage au Alcatraz Festival l'année dernière avec un set de seulement 45 minutes donc c'est pour nous l'occasion de remettre le couvert et ce sera chose faite ce soir... Voici donc pour vous le compte-rendu de cette soirée...

C'est dans une salle déjà bien remplie que DRONE se charge d'ouvrir les hostilités... Pour ceux qui ne connaissent pas encore DRONE, sachez qu'il s'agit d'un groupe de Thrash allemand qui a vu le jour en 2004, les gars se montrent très efficace sur scène et vont nous délivrer une setlist composée de 7 titres qui, pour ma part, aurait pu être rallongée de quelques titres, voire même jouer en seconde position à la place de UNEARTH, enfin ce n'est là qu'une histoire de goûts personnels. La voix de Mortiz HEMPEL (chant, guitare) est très puissante , Marcelo VASQUEZ (guitare) assure très bien les solis, et côté batterie, on retrouve Felix HOFFMEYER et à la basse et choeurs Fabian HARMS. Une très bonne première partie, soutenue, il faut le souligner, par un très bon son et des lights impeccables, ce qui est assez rare de nos jours pour un groupe d'ouverture, sans oublier un décor un peu futuriste propre à l'univers du groupe.


Setlist : Deepest Red / Welcome To The Pit / Format C / Making Believe / Into Darkness / Hammered, Fucked and Boozed / Theopractical

C'est ensuite au tour des Américains de UNEARTH de chauffer la salle avec leur Metalcore. Le groupe réussi encore à faire monter la température d'un cran... Les circles pit se forment et les slammers y vont bon train... le public lillois est vraiment déchaîné ! Même si le set des Ricains était plutôt bon, ce n'est définitivement pas ma tasse de thé, d'autant que côté light, rien de vraiment terrible, même si niveau son c'était plutôt correct... quoi qu'il en soit, le public a semble-t-il apprécié, en redemandant encore... mais il est maintenant temps de laisser la place à la tête d'affiche...

Setlist : Giles / My Will Be Done / The Swarm / This Lying World / Watch It Burn / Never Cease / Last Wish / Endless / Guards Of Contagion / The Great Dividers

Le temps aux roadies de procéder au changement de plateau et de réaliser le soundcheck qu'il est temps d'accueillir les Suédois d'ARCH ENEMY dans un splendid qui, on peut le dire, s'est bien rempli durant les deux précédents sets. Les lumières s'éteignent et l'intro « Khaos Ouverture » résonne, le public crie, hurle, tous les musiciens prennent place : Daniel ERLANDSSON (batterie), Jeff LOOMIS (guitare), Charles ANDREASON (basse), Michael AMOTT (guitare), une fois en place les accords de « Yesterday Is Dead and Gone » se font entendre, et là arrive Alissa qui est acclamée aussi bien par le public que par la nuée de photographes présent dans le pit. Son chant est puissant et très juste, c est fou ce que ce petit bout de femme peut faire avec sa voix, surtout quand on a eu l'occasion de parler un peu avec elle et de se rendre compte que sa voix est si douce. ARCH ENEMY délivre un show puissant, les morceaux s'enchaînent et rendent le public encore plus déchaîné, ça slamme dans tous les sens que même la sécurité doit aller au devant des slammers pour les récupérer et ainsi éviter toute blessure. Le son est nickel chrome, le gros avantage pour ARCH ENEMY depuis qu'Alissa WHITE-GLUZ remplace Angela GOSSOW, c'est que dans les pays francophones elle s'adresse au public en français et la communication passe super bien et le public est encore plus réceptif, la foule reprend même en chœur certains refrains, tout le monde est en mode ARCH ENEMY ce 5 mai, ils nous font voyager à travers toutes leurs périodes musicales, nous avons droit également à un un petit speech où Alissa nous dit combien le groupe est heureux d'être en France et que leur tournée européenne va être géante, n'oubliant pas non plus les deux groupes d'ouverture, nous demandant même de les applaudir... Durant plus d'une heure et demi, ça saute, ça chante, ça crie, c'est une soirée d enfer, mais comme toute bonne chose a une fin et après un rappel de 3 titres, ARCH ENEMY nous quitte en distribuant médiators, baguettes et même des setlist au public... Alors si vous avez raté ARCH ENEMY ce soir, n'oubliez pas qu'ils seront également au Hellfest...
Pour nous la soirée n'est pas encore terminée car normalement l'équipe de Riff d'Enfer doit enregistrer un jingle avec Alissa, ce qui était convenu, mais c'est sans compter sur ce régisseur (alias Zorro) qui en a décidé autrement, même quand on croise Alissa après le concert elle vient vers nous pour nous demander pour le jingle mais Zorro vielle au grain grrrrr !!!!! on fera néanmoins quelques photos avec elle et le groupe avant de partir... Eh Zorro, fait attention Riff d'Enfer sera au Hellfest et là on aura notre revanche !!!!




Setlist : Khaos Overture / Yesterday Is Dead and Gone / Burning Angel / War Eternal / Ravenous / Stolen Life / My Apocalypse / You Will Know My Name / Bloodstained Cross / Taking Back My Soul / As The Pages Burn / Dead Eyes See No Future / The Day You Died / No More Regrets / No Gods, No Masters / We Will Rise / Encore : Tempore Nihil Sanat (Prelude in F minor) / Never Forgive, Never Forget / Snow Bound / Nemesis / Fields Of Desolation

Un grand merci à Victoria (Veronne Productions), au Splendid, à Nono, à Sylval et au Slasher (Riff d'Enfer)

Report & Photos : The Scream



mercredi 6 mai 2015

SONATA ARCTICA + FREEDOM CALL + TWILIGHT FORCE



Lille - Le Splendid - 30 avril 2015

En cette veille de 1er mai national, en guise de brin de muguet, Lille a l'honneur de recevoir SONATA ARCTICA et FREEDOM CALL, ils sont pour l'occasion accompagnés des suédois de TWILIGHT FORCE. L'équipe de Riff d'Enfer ne rate donc pas l'occasion de se rendre au Splendid, salle très agréable que nous connaissons bien, pour une soirée 100% Power Metal.
C'est dans une salle déjà bien remplie que TWILIGHT FORCE est accueilli. Groupe suédois composé de Roberto (batterie), Christian Hedgren (chant), Daniele (claviers), Felipe (guitare) et Borne (basse), TWILIGHT FORCE est venu nous présenter son premier album Tales of Ancient Prophecies avec un set de 4 titres, c'est un peu court je vous l'accorde, mais le public a semble-t-il apprécié : une très bonne justesse dans les compos , les voix et cerise sur le gâteau, avec un look à tendance médiéval parfaitement en rapport avec les thèmes abordés par le groupe.

Setlist : Forest Of Destiny / Enchanted Dragon Of Wisdom / Gates Of Glory / The Power Of The Ancient Force


C'est maintenant au tour de FREEDOM CALL d'investir la scène du Splendid avec un passif de 17 ans au compteur et 15 réalisations (tous confondus, des Eps aux albums en passant par les live et les best of) Ilker Ersin (bass), Ramy Ali (batterie), Chris Bay (chant,guitare), Lars Rettkowitz (guitare) montent sur scène. Que retenir de leur set si ce n'est qu'ils vont donner une très bonne prestation avec un Chris Bay qui fait l'effort de s'adresser au public en français, merci Chris ! et même de faire participer le public durant le titre « Warriors » où il demande au public de sauter, taper dans les mains et chanter. On pourra quand même regretter le manque d'un clavier pour les ambiances et samples tel que nous pouvons les retrouver sur certaines compos, un petit effort côté lights aurait aussi été appréciable. En ce qui concerne le son, c'était en revanche très correct. Avec une setlist ne comprenant que 9 titres, autant dire que le set des Allemands nous a paru bien court, il va sans dire que ça n'aurait pas été de refus d'en reprendre une petite dose supplémentaire...
Setlist : 666 Weeks / Eyes Of The World / Flying High / Island Of Dreams / Bleeding Heart / Metal Invasion / Ages Of Power / Warriors / Land Of Light



21h30 pétantes, le Splendid est plongé dans le noir... En guise d'intro, nous avons droit au French can-can avant que ne déboule SONATA ARCTICA. On constate d'emblée que Tony Kakko est ravi d'être là et de retrouver la scène. Le public est lui aussi ravi d'assister à la première date de leur tournée européenne. Le groupe est toutefois un peu statique sauf Tony qui bouge bien, on peut trouver comme excuse que comme c'est une musique un peu technique, ils préfèrent ne pas bouger, ou très peu, pour ne pas faire de fausses notes, justement en parlant de fausses notes, on peut constater que durant le set il y aura parfois un manque de justesse dans la voix de Tony, on pourra peut-être mettre cela sur le compte de la fatigue engendrée par leur récente tournée en Amérique latine, mais cela dit SONATA ARCTICA nous aura offert un bon show avec un très bon son et des lights plutôt sympa, mais beaucoup trop de fumigènes...

Setlist : Intro Can-Can Jaakolla / White Pearls, Black Oceans... / X Marks The Spot / Ecliptica / Blank File / My Land / 8th Commandment / Replica / Kingdom For A Heart / FullMoon / Letter To Dana / UnOpened / Picturing The Past / Destruction Preventer / Mary-Lou / The Wolves Die Young / Don't Say A Word

A l'issue du set de SONATA ARCTICA, nous irons faire un brin de causette avec FREEDOM CALL et après quelques shoots et dédicaces nous reprenons la route... Home sweet Home !

Un grand merci à Victoria (Veronne Productions), à Roger Wessier (Base Productions), au Splendid, à Nono, à Sylval et au Slasher (Riff d'Enfer)

Report : The Scream
Photos : Wacken Dlctto, The Scream