lundi 22 décembre 2014

Avatar : Interview @ Alcatraz Festival




Lors du festival Alcatraz se tenant à Courtrai le week-end dernier, festival couvert en partenariat avec l’émission Riff d’Enfer, il nous a été donné d’interviewer le batteur, John, ainsi que le chanteur, Johannes, du groupe suédois Avatar. Ce groupe, qui RENCONTRE actuellement un certain succès sur la scène européenne, pourrait donner l’impression qu’il sort de nulle part, comme un diable de sa boîte. Mais nous allons découvrir, à travers cet entretien, qu’Avatar a connu bien des déboires avant de briller sous le feu des projecteurs. Une belle leçon de courage, en quelques sortes, pour les groupes qui rêvent de percer.

Isa : Tout a commencé en 2001 pour Avarar, faisons un flashback pour savoir comment cela a commencé ?

John : Ça a commencé là d’où je viens, c’est une petite ville près de Gothenburg. Ça commence dans le hall de tennis de cette petite ville, où nous jouons au tennis. Moi et notre guitariste, jouions au tennis ensemble et on avait tous les deux 13 ou 14 ans et on est devenu amis parce que nous avons réalisé que nous aimions tous les deux le Metal. Il avait l’habitude de porter un t-shirt d’Iron Maiden et j’avais l’habitude d’en porter un de Metallica et c’est de là que tout est parti ! Et nous détestions jouer au tennis, parce que le tennis consiste à frapper dans la balle et non pas à frapper sur le type en face de toi sans le blesser. Donc, nous avons commencé à…

Johannes : À avoir des rencards !

John : Eh bien, après les leçons de tennis j’allais chez lui, RENCONTRER sa famille etc. et écouter du Heavy Metal. Il me montrait de nouveaux groupes et jouait un peu de guitare et j’étais là : « Hey, je devrais commencer à jouer de la batterie et on pourrait faire un groupe ! » Et c’est comme ça que cela a commencé, deux garçons de 14 ans qui se font pousser les cheveux…

Johannes : J’étais aussi à  Mölndan, mais cela a pris un an avant que je les rejoigne. Ils ont arrêté trois fois cette année-là.

John : Ouais, personne ne savait comment jouer d’un instrument.

Johannes : Nous avons appris comment jouer ensemble, en gros. J’étais le seul gosse dans la rue qui pouvait – Johannes fait une belle démonstration de pigsqueal – donc, oui, j’étais le meilleur chanteur de Metal en rue. Et donc, nous avons plus ou moins grandi ensemble depuis que nous sommes adolescents, réalisant tout ça ensemble.

Isa : Ok, on peut dire que l’album « Black Waltz », sorti en 2012 a été une sorte de tremplin pour Avatar dans certains pays, pouvez-vous en expliquer les raisons, selon vous ?

Johannes : On s’est démerdé ensemble !

John : Ce que Johannes veut dire, c’est qu’on a appris à jouer d’un instrument ensemble, je veux dire, il n’y a pas tant de groupes qui sont ensemble depuis 15 ans et qui sont toujours actifs. Tu sais, nos trois premiers albums n’ont RENCONTRÉ aucun succès, mais on a toujours eu des fans, que nous avons d’ailleurs gardé. Et ce qui s’est passé c’est que, tu vois, c’est qu’on n’a jamais arrêté d’apprendre depuis nos trois premiers albums, comment jouer, comment être un groupe, comment faire et comment tout fonctionne. On grandit toujours, même sous les projecteurs.

Johannes : Ouais… Notre premier album est sorti quand on avait 17 ou 18 ans, je pense.

John : Et « Black Waltz » est devenu un succès parce que c’est le premier album qu’on a fait seulement pour nous-mêmes. On avait fait un troisième album éponyme et nous avons essayé de plaire aux gens. On a ajouté des voix claires, essayé de faire quelque chose de plus soft… Et puis on a fait ce troisième album et encore une fois personne n’en a rien eu à faire ! Alors, à ce moment-là, Johannes et moi avons pris une bière dans mon bar préféré à Gothenburg et en gros on s’est dit : « On a fait trois albums, maintenant on commence à vieillir… » Ouais, on était comme dans une crise des 24 ans…

Johannes : Ouais, on se sentait vraiment vieux !

John : Et on était assez fauchés, sans argent, nous avions tout dépensé pour le groupe et tout le monde s’en foutait de ce qu’on faisait, donc on était comme : « Séparons-nous ! » Puis, Johannes m’a dit : « Prenons une autre bière. Tu te rappelles de ce riff ? »

Johannes : Je voulais vraiment finir cette chanson !

John : Ouais, on devait faire une chanson avec ce riff, ça sonnait tellement bien ! Donc j’ai dit : « Bien, faisons un comeback ! »

Johannes : Donc, on a quitté le groupe genre 20 minutes et puis on a fait une fête de reformation !

John : Ouais et les autres membres du groupe n’ont jamais su qu’on s’était séparés !

Johannes : Ouais, en fait ils l’ont su quelques années plus tard ! Ils étaient là : « C’est pas vrai ?! »

John : Après ça on a décidé : « Faisons cet album ! – qui était « Black Waltz » – Et faisons-le de la façon dont nous le voulons ! Parce que quand j’aurai 80 ans et que je serai presque mort, je veux sentir que j’ai fait quelque chose dont je suis fier ! » Et si personne d’autre ne s’en fait, merde, on voulait être heureux avec cet album !

Johannes : Et puis on l’a fait comme ça et avons appris à faire quelque chose qui venait de notre coeur et nous avons fait quelque chose pour notre bien-être et les gens y ont répondu tellement plus que si on ne l’avait pas fait comme ça. On ne peut pas simuler l’art !

Isa : « Hail The Apocalypse », votre dernier album a été enregistré en Thaïlande, produit par Thomas Lindell et mixé par Jay Ruston. Pourquoi ces choix ?

Johannes : La Thaïlande, parce que Tobias à déménagé là-bas et nous a dit : « Si vous voulez encore le faire avec moi – nous avons fait « Black Waltz » avec lui et on pensait qu’il était encore en Suède – j’ai déménagé en Thaïlande, donc vous devez l’enregistrer ici ! » Mais nous avons trouvé un très bon studio et c’était une belle opportunité de faire les choses différemment.

John : Aussi, à côté de ça, c’était bien de le faire différemment, parce que comme nous avions eu du succès avec « Black Waltz », c’était facile de retomber dans le même piège. Les gens vous disent : « Je pense que tu devrais faire ceci ou cela, parce que ça pourrait marcher. Faites quelque chose pour la radio ». Et bouger en Thaïlande pour enregistrer l’album, on devait le dire à tout le monde ici…

Johannes : « On se voit dans un mois, quand tout sera fait ! »

John : Ouais : « Au revoir, on se casse en Thaïlande et vous entendrez cet album  quand il sera fait ! » Tu sais, quand tu es en Suède, les gens viennent tout le temps te voir en studio et disent : « Pourquoi tu ne fais pas ça ? »

Isa : Donc, c’était mieux pour vous, finalement ?

Johannes : Ouais, c’était une très bonne chose ! Mais maintenant nous ne retournerons plus en Thaïlande, parce qu’on veut faire les choses d’une autre façon. En fait, on prévoir de faire quelque chose dans un château en France, mais nous devons écrire un bon album, bien sûr, et voir si c’est envisageable.

John : Et donc, c’est pour ça qu’on a choisi de travailler avec Tobias Lindell, qui avait aussi produit « Black Waltz ». On a pensé qu’on avait encore au moins un album à faire avec ce mec…

Johannes : Il a été d’une grande aide et a réalisé ce qu’on voulait faire avec « Black Waltz » et a pu ajouter quelques bons composants à cause de ça. Ensuite, ce qu’il y a c’est qu’il était aussi prévu qu’il fasse le mix, mais on a senti qu’il nous fallait des oreilles fraîches. Et Jay Ruston nous a été suggéré par notre tour manager. On était un peu nerveux à ce propos, parce que les Américains rendent les choses américaines, tu vois. Donc on allait lui envoyer un album d’Avatar et on avait peur de recevoir un album de Nickelback en retour ou quelque chose comme ça. Mais finalement, on a reçu un super album d’Avatar dans nos mains. Il a vraiment compris ce qu’on voulait faire.

Isa : « Hail The Apocalypse », le titre de l’album, mais aussi le premier titre à être sorti avec un clip, que nous avons trouvé bien réalisé, comment s’est passé l’écriture de ce clip ? Est-ce que cela vient de vous ?

Johannes : Oui, le clip fait vraiment partie de l’art, ça prend une grande place dans le projet artistique qu’est Avatar et c’est toujours nous, le groupe, qui nous asseyons dans notre pièce et nous commençons à étoffer nos idées. C’est basé sur notre propre vision et c’est comme un projet Punk Rock pour nous, on fait le plus qu’on le peut par nous-mêmes, à cause de la crise économique, mais aussi parce qu’on aime être sûrs que les choses se passent comme on le veut. Juste comme la musique, tu vois.

Isa : Et c’est la même chose pour chaque vidéo ?

Johannes : Ouais, parfois certaines idées viennent plus de Tim, ou un peu plus de moi ou de John, mais tout vient toujours de la même équipe que nous avons réussi à construire.

Isa : Il n’y a jamais de tensions ?

Johannes : Bien sûr ! On se bat fort ! Bien sûr, il y a des tensions, mais nous n’avons pas peur de nous bagarrer pour des idées, parce que si quelqu’un se bat pour une idée, c’est que probablement c’en est une bonne au final. Donc, les tensions sont bienvenues !

Isa : Je suppose que c’est la même chose pour le processus de composition du groupe ?

Johannes : Il y a moins de tensions quand on compose, j’ai l’impression. Ouais, parce qu’on se bagarre depuis plus longtemps à propos de l’écriture que pour les clips. Maintenant, nous avons été ces dernières années, la plupart du temps, dans une assez bonne ambiance. Tu sais, on se met beaucoup de pression à nous-mêmes pour faire quelque chose d’aussi bien que nous le pouvons. Ce qui veut dire que c’est fatiguant et on se challenge beaucoup les uns les autres, donc cela peut aussi créer des tensions, mais c’est inévitable et cela fait partie du deal. Si nous n’étions pas en tension ce serait probablement parce que l’un d’entre nous et paresseux et n’en a rien à faire.

Isa : Maintenant, toujours à propos des compositions, qui fait quoi ?

John : Tout le monde fait tout !

Johannes : Je ne peux pas me souvenir des parties que j’ai écrites. Parce que c’est comme si on se volait les uns les autres, on n’écrit pas ou on n’enregistre pas des choses tout seul, on ”jam” beaucoup ces temps-ci et on écrit sur les chansons des autres, il n’y a pas de : « Ma chanson ! » C’est un peu effrayant, tu sais. Et bien sûr cela veut dire que parfois quelqu’un a plus d’idées pour une chanson que les autres, mais c’est toujours comme si le produit fini était un résultat produit par le groupe.

Isa : Un vrai travail d’équipe, alors ?

Johannes : Ouais, absolument !

Isa : Est-ce que « Hail The Apocalypse » est un concept album ?

Johannes : Eh bien, pas vraiment, les chansons sont toutes écrites individuellement comme des idées individuelles et ont des concepts individuels. Tu vois, j’ai l’impression qu’à travers l’écriture il y a un fil rouge que tu peux suivre depuis le premier jour. Je suppose que chaque écrivain, chaque compositeur peut tirer des choses de la même source, c’est là que se trouve le fil rouge. Et l’apocalypse et les conséquences de nos actions, des choses comme ça font écho dans toute notre discographie. Donc, en ce sens, tout est assez proche et vient de la même source, mais ce n’est pas écrit de manière conceptuelle, on ne transmet pas une histoire ou quoi que ce soit.

Isa : Ok. Cependant, le titre « Get In Line » sonne un peu comme Rammstein, à cause des guitares, comment expliquez-vous cela ?

Johannes : On aime Rammstein !

John : Oui, on aime ça, mais je n’ai jamais pensé que ça sonnait comme Rammstein avant, mais…

Johannes : C’est marrant parce que c’est le plus grand fan de Rammstein !

John : Je pense que quand j’ai écrit cette chanson et que je l’ai enregistré, j’ai plutôt pensé que c’était plus comme du Punk.

Johannes : Pour moi aussi.

John : Ça ressemble à du Punk pour moi, comme du Punk brutal. Mais oui, quand on l’a sorti les gens ont aussi dit que ça ressemblait un peu à Rammstein.

Johannes : Mais je suppose que c’est à cause du riff principal, mais cette chanson forme un tout et les couplets ne sont pas tournés à la Rammstein, mais peut-être juste quelques morceaux, oui, Rammstein est une influence !

John : Mais c’est trop rapide pour être comme Rammstein.

Isa : Et que pensez-vous du public de festivals, en général ?

Johannes : J’aime beaucoup ça, parce que c’est là que tu RENCONTRES de nouvelles personnes et que tu peux toucher un autre public. Oui, on aime les festivals !

John : Ouais et on aime les métalleux et où il y a des métalleux, on aime ça !

Isa : Et qu’en est-il de votre expérience d’aujourd’hui ?

Johannes : C’était super, même si le show était tôt.

John : On est impatient de revenir. On sera de retour ici, dans cette ville, le 10 décembre en tête d’affiche et là on va donner tout ce qu’on a et ça va être génial !

Johannes : Mais vous êtes Français, non ? Où va-t-on jouer en France ?

John : À Paris et à Nancy, je pense…

Johannes : Oui, on a donc quelques dates françaises à venir aussi.

Isa : Ok, allons-y pour une dernière question, à propos de l’artwork de l’album, qui est vraiment sympa, qui l’a fait ? Et il semble, quand on le regarde, que le groupe a affronté la tempête auparavant et qu’Avatar est beaucoup plus fort aujourd’hui. Est-ce juste ?

Johannes : C’est vraiment cool de le voir comme ça, en fait, j’aime ça. C’est encore… Bien, c’est « Hail The Apocalypse » et l’apocalypse ce n’est pas mignon et c’est comme si on l’affrontait, comme tu l’as dit, tu vois, prendre le contrôle de cette tempête, faire face à ce qui se passe et se débrouiller avec les conséquences, c’est l’un des grands thèmes de l’album. Et qui l’a fait, c’est le bordel ! Ce sont trois artistes qui en ont inventé le concept, l’un a réalisé la photographie et un autre à incorporé l’artwork à la photo. Et l’idée vient d’un membre du groupe, je suppose… C’est vraiment comme un collectif artistique qu’on peut expérimenter, là.

Isa : Ok, peut-être une toute dernière question, pourquoi es-tu le seul à avoir un maquillage complet ?

John : C’est une longue histoire !

Isa : Vous n’avez pas la version courte ?

Johannes : Parce qu’on a découvert quand on a commencé à faire ça, c’était pour la vidéo de « Black Waltz », cela a éveillé quelque chose en moi, c’est connecté à moi et à tout le groupe, on l’a tous senti et vu. Cela colle avec ce qu’on fait.



MERCI ISA ET ERIC

mercredi 17 décembre 2014

interview Gotthard 20 octobre 2014


Entretien avec Léo Leoni (guitare) réalisé le 20 Octobre 2014 au Splendid de Lille

GOTTHARD, c'est ce groupe Suisse de la fin des années 80, un incontournable du Heavy/Hard Rock. Leur album Bang ! est sorti cette année et pour le promouvoir, quoi de mieux qu'une tournée bien sûr ? A l'occasion de leur passage au Splendid de Lille, nous avons eu la chance de poser quelques questions à Léo Leoni… 

Bang ! est votre 11ème album, peux-tu nous parler de la composition de cet album ? 
Léo Leoni : La composition a commencé après la tournée de Firebirth, même si pendant la tournée, on collecte toujours des idées. L'enregistrement a commencé en septembre de l'année dernière. 

D'où vous viennent principalement vos inspirations ? 
L'inspiration vient au quotidien, d'expériences de la vie entre autres. On parle de la vie au sens large, de la vie et de la mort aussi en passant par tout ce qu'il y a entre deux, l'amusement mais aussi les choses plus sérieuses. 

Est ce que ce besoin de parler de cet aspect de la vie est lié au décès de Steve Lee ? 
Sur cet album, je voulais surtout en parler suite au décès de ma mère qui nous a quitté l'année dernière. Mais c'est un aspect de la vie, et plus tu vieillis, plus tu y es confronté, alors il faut faire avec et ne pas en avoir peur. Deux chansons lui sont donc dédicacées : « Thank You » et « Spread Your Wings ». C'est aussi un moyen d'essayer de donner un peu de force aux gens qui font face à ce genre d'événement. 

Le morceau « C'est la vie » dégage une certaine ambiance « parisienne » avec notamment la présence de l'accordéon… 
Ce n'est pas la première fois que l'on met de l'accordéon sur l'un de nos morceaux, je jouais de l'accordéon quand j'étais enfant. Au début de l'écriture c'était une guitare sèche et puis l'accordéon s'est très vite imposé sur la mélodie. 

C'est donc toi qui joue sur le morceau ? 
Uniquement sur la démo!

L'artwork de l'album est très réussi, peux tu nous en parler ? 
On voulait une cover un peu différente de ce qu'on avait eu jusqu’à présent, et c'est très réussi, c'est quelque chose de frais, de nouveau et c'est un bon moyen de se souvenir de l'album. 

Comment l'album a t il été reçu en Suisse ? 
Il a été très bien reçu. C'était important pour nous de faire cet album car c'est le deuxième avec Nick, on voulait vraiment faire comprendre que GOTTHARD est toujours là, on continue, et la Suisse comme le reste du Monde l'a bien accepté ! Et pour la première fois, un album de GOTTHARD sort « physiquement » aux Etâts-Unis, ce qui peut paraître contradictoire à une époque où Internet est partout. 

Vous faites souvent des dates en France, que pensez vous du public français ? 
Le public français est plutôt cool, c'est dommage qu'on ne puisse pas y jouer plus, dans de plus grandes salles. Lors de notre tournée avec DEEP PURPLE on a joué dans vraiment de grandes salles et c'était vraiment cool.  

L'album se compose de 14 titres, ce qui est pas mal ! Vous aviez composé beaucoup d'autres titres que vous n'avez pas mis sur l'album ? 
Oui, mais ces morceaux on les garde et on verra ce qu'on en fera… 

Vous nous aviez surpris une première fois avec un duo avec Montserrat Caballe, et vous récidivez cette fois avec Melody Tibbits… 
On cherchait quelqu'un pour des « backing vocals » féminins. Et Melody avait cette voix céleste qu'il nous fallait, je l'ai trouvée géniale et on a décidé de faire le duo. Un duo qui n'a rien de commercial mais juste parce qu'on a aimé. Et en tant que musicien c'est toujours comme ça que ça devrait se passer ! 

Quels sont les projets futurs pour GOTTHARD ? Avec la tournée peut on s'attendre à un DVD live ? 
Un live peut être mais un DVD, je ne pense pas.  

On te laisse le mot de la fin pour vos fans… 
Merci de tout le support depuis ces 25 dernières années ! 

Merci à toi pour le temps que tu nous a accordé !

Propos recueillis par Freyja et The Scream


https://www.facebook.com/Gotthard


 Merci à Marie Lemaitre, Roger Wessier (BASE), Bruno et Vérone Productions
(et merci à Eric et son émission Riff d'Enfer)

Interviews Sticky Boys du 20 octobre 2014



Entretien avec Alex, JB et Tom réalisé le 20 Octobre 2014 au Splendid de Lille

Avec leur album Make Art, les parisiens de STICKY BOYS ont frappé un grand coup, très bon album encensé par la critique, leur côté décalé plait ! Et ça plait tant et si bien que c'est alors qu'ils assurent la première partie de GOTTHARD que nous avons eu la chance de leur poser quelques questions (quelques minutes à peine avant de monter sur scène)… 

Make Art est un excellent album, un mélange d'AC/DC avec cette grosse présence de la basse à la MOTÖRHEAD, mais d'où vous vient vraiment l'inspiration ? 
C'est un peu un mélange de tout ce qu'on écoute, avec un base comme tu l'as dit très AC/DC, MOTÖRHEAD, AIRBOURNE et ensuite on picore chacun dans nos influences qui peuvent parfois être plus Punk comme RANCID ou les RAMONES entre autres. 

Pourquoi ce nom STICKY BOYS, est ce parce que vous êtes toujours attachés les uns aux autres ? 
C'est pas faux ! Mais à la base on jouait dans des clubs parisiens, des caves etc, alors on était toujours collants, transpirants et on s'est dit que ça nous irait bien un nom un peu « sticky » et puis il y a aussi ce côté collant, affectueux… 

Qui compose chez les STICKY BOYS ? 
Alex : Habituellement c'est moi qui apporte le plus gros, puis on dégrossit, on essaye d'apporter chacun notre style, de trouver un thème, Tom se charge le plus souvent des textes et JB s'occupe de l'harmonie, de la structure du morceau etc, on a un peu tous nos rôles pré-établis.

Make Art est maintenant sorti depuis quelques mois, quels en sont les retours ? 
On a été agréablement surpris, il a été très bien accueilli, le premier aussi mais avec moins de visibilité. Cette fois, on a eu vraiment de nombreux retours de gens qui ont apprécié l'album et qui avait cette envie de communiquer autour. C'est très positif. 

D'où vous vient toute cette énergie que vous dégagez sur scène ? 
On adore ça, on fait des concerts depuis que l'on est tout jeune, on adore cette alchimie entre le public et le groupe. Et on a réussi a la comprendre en faisant de nombreux concerts. 

Quelles sont vos références pour vos instruments respectifs ? 
 J-B : Sting, j'aime beaucoup sa simplicité et j'essaye de garder cet esprit. 
Alex : Rory Galagher, j'ai toujours adoré ce mec, un bon feeling, à la fois « crado » et précis. 
Tom : Jeff Porcaro, mais pas le Jeff Porcaro de TOTO qui est un groupe que je n'aime pas du tout, mais il a joué pour Springsteen et Michael Jackson, où il était beaucoup plus simple et j'ai toujours adoré.

Au final des influences plutôt Pop/Rock... 
Oui, mais Rock, Metal, Heavy, c'est la même grande famille ! 

Beaucoup de groupes français préfèrent chanter en français, vous,vous avez choisi l'anglais... 
On ne s'est même pas posé la question, la langue anglaise s'est imposée comme une évidence sur les morceaux que l'on composait, c'était aussi la langue des groupes que l'on écoutait alors ça nous paraissait évident. 

Et le futur de Sticky Boys… 
Rien n'est prévu pour l'instant, on va essayer de bouger un peu en Europe, l'été prochain avec les festivals notamment. (ils seront au Hellfest 2015).

Merci beaucoup, nous allons maintenant vous libérer et vous laisser monter sur scène…

Propos recueillis par Freyja & The Scream 


Merci à Marie Lemaitre, Roger Wessier (BASE) Bruno et Verone Productions

https://www.facebook.com/stickyboys
http://www.stickyboys.eu/


Interview de Maxxwell du 12 novembre 2014


Entretien avec Gilbi Melendez et Cyril Montavon réalisé le 12 Novembre 2014 au Splendid de Lille

C'est le 12 novembre 2014 au Splendid de Lille que Riff d'Enfer a rencontré Gilbi Melendez (chant) et Cyril Montavon (guitare) du groupe suisse MAXXWELL alors qu'ils ouvraient pour MICHAEL SCHENKER... c'est juste après le show de ce dernier que nous avons réalisé cette interview...

Parlez-nous un peu de votre dernier album Tabula Rasa ?
C'est une longue histoire avec notre ancien chanteur, cet album a été conçu en été, moi je suis arrivé comme nouveau chanteur du groupe en janvier, J'ai refais les textes de l ancien chanteur, on a réarrangé nos morceaux, on a gravé et envoyé dans les studio, Tabula Rasa, c'est un peu l'histoire de l'ancien chanteur et de mon arrivée au sein du groupe...

Pourquoi ce titre Tabula Rasa ?
Après le changement de chanteur, c'est une sorte de renouveau pour nous, Tabula Rasa semblait donc être un titre parfait pour notre nouvel album, avec des morceaux plus dynamiques, s'ouvrir vers un nouveau style, faire plus de choses que l'on aime, c'était difficile d'être le nouveau chanteur d'un groupe, tout change....

Est-ce un concept album, y a t-il un fil rouge?
Non il n'y a pas de fil rouge ni d'histoire, nous avons simplement souhaité faire ce que l'on aime... ce n'est donc pas un concept album

Qui a réalisé l'artwork de l'album ?
Il s'agit d'Olivier, notre batteur, c'est un peu notre homme à tout faire!!!!! Trés disponible et volontaire, les desing des tee-shirts, c'est lui également, il fait tout l'homme a tout faire!(rires)

Comment l'album a-t-il été reçu en Suisse?
C'est très difficile en Suisse, les Suisses veulent toujours écouter le même air, très dur de trouver son chemin, c est la raison pour laquelle on essaye de jouer ailleurs, en France, en Allemagne, sortir de Suisse est une libération pour nous parce qu'en Suisse il y a Krokus, Gotthard, Shakra, et le public Suisse pense qu'on copie sur eux ! Ce n'est pas du tout le cas, nous avons notre propre style, je chante différemment, on veut être différents ! Les médias ne programment et n'écrivent que sur des groupes connus.

Quelle est la fierté d'ouvrir pour Michael SCHENKER ?
Ah c'est le rêve idéal !!!!! on ne peut pas espérer mieux!!!!! c'est aussi une super promotion pour le groupe et le nouvel album...Quels thèmes abordez vous dans vos textes ?
C'est assez différent, beaucoup d'émotions, des histoires d'amour, moi par exemple, l'expérience de mon ex-couple....j'écris toujours ce que je ressens... un peu comme un poète.

Est ce que les membres du groupe ont un droit de regard sur les textes ou écris-tu ce que tu veux ? Ils te font confiance ?
J'écris comme je le sens... et oui ils ont une entière confiance en moi...

Quelles sont vos influences musicales, quels groupes vous ont donné l'envie de faire de la musique ?
Pour la guitare Chris Oliva... niveau textes je commence avec Michaël Jackson!!!(rires). .. Quand j'étais petit je regardais souvent la série Jackson 5... j'admire Michaël Jackson... mais aussi Freddy Mercury...
J'ai remarqué ton jeu de scène, tu as des gestes à la Rose Tattoo ?
(fou rire)....Non Non, c'est moi ! Que moi ! C'est mon truc de bouger, de mettre l'ambiance...

Si vous aviez l'opportunité d'ouvrir pour un autre groupe, lequel serait-il ?
On est déjà très fiers d'ouvrir pour Michael SCHENKER mais ouvrir pour IRON MAIDEN, ACCEPT ou JUDAS PRIEST serait un rêve !!!!

Des prévisions de dates en festivals pour l'été prochain ?
Pas encore, on a envoyé des mails un peu partout...c est très dur ! On est dispo, on attend....en espèrant rejouer en France cet été, un festival nous répondra peut-être...

Que pensez vous du public français ?
Le public Français est génial, plus réceptif, si ils aiment, ils crient, ils applaudissent, nous font des signes, achètent nos tee-shirts, disques... ils mettent de l'ambiance, c'est un public génial, super sympa, et qui aime découvrir de nouveaux groupes, ils viennent nous parler après les concerts... rien à voir avec la Suisse...

Quels sont les projets pour MAXXWELL ?
Nous n'avons pas de projets précis pour le moment ! on a des idées, on prend le temps d'écrire et de jouer...

Un album live ?
Peut-être que l'on sortira un live, si tel est le cas, il faut absolument qu'on l'enregistre en France ! (rires)

Le mot de la fin pour nos auditeurs et lecteurs ?
Ecoutez Riff d'Enfer, au moins une radio qui nous interviewe ! écoutez nos albums...et encore un grand merci a Riff d'Enfer !!!

Propos recueillis par The Scream

Merci a Roger Wessier (BASE), Valerie, Bruno et l'équipe de Riff d'Enfer